Renaissance - Travaux Dirigés

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L'Italie du nord reste "cloisonnée" de la fin du 14° et jusqu'à la moitié du 15° siècle. La ville de Milan tenue par la famille Spozza est liée à l'empire on y note l'influence artistique du nord par opposition à Venise fière et indépendante et où la peinture s'exprime dans la lumière et une grande recherche esthétique.

Venise st dirigée par le grand conseil des nobles avec à leur tête le Doge (équivalent d'un chef d'état). Elle entretient des relations suivies avec l'orient et notamment Constantinople d'ou ses icônes, manuscrits antiques que l'on y trouve. Des byzantins migrent à Venise tel que Bessarion venue de Trébizonde et qui devint cardinal, et inversement

Paolo Veneziano (1300-1360)

Triptyque de la Vierge à l'enfant au panneau central. De part et d'autre deux panneaux latéraux représentant des saints.

Lorenzo Veneziano (xxxx-1372)

Il n'est pas de la famille de Paolo. Vierge à l'enfant de 1372 abondance de dorure et colonnettes rappelant le style byzantin.

Jacopo Bellini (1400-1470)

Vierge d'humilité de 1440. Apparait un modernisme ou l'or n'est plus utilisé de façon excessive. Dans ce tableau où se ressent l'influence de Gentile da Fabiano la Vierge dans son manteau ample, bleu foncé et légèrement saupoudrait d'or est assise sur un rocher, le donateur (prince de la maison d'Este) à ses pieds. L'arriére plan, comme assez souvent à cette époque représente une ville fortifiée.

Il fit également beaucoup de dessins de vues de villes et de palais selon des points de vue multiples, pour travailler l'architecture.

Pisanello (1395-1455)

Né à Verone, il fut un rival de Bellini. Comme lui il fit de nombreux dessins mais surtout des médailles.

Portrait d'une jeune princesse de profil (1435-1440). Probablement Ginevra (ouLucie ?) d'Este comme le démontre la devise de la famille (un vase enchaîné par une anse) brodé sur le tissu de sa sur-manche gauche.

Pierro della Francesca (1416-1492)

Il fut avant tout fresquiste.Portrait de Sigismond Malatesta seigneur de Rimini (1450) de profil. Le condottiere est agenouillé devant son saint patron.Ce tableau est à mettre en rapport avec la fresque au Tempio Malestatiano de Rimini de 1451.

Remarque : On note des traces de peinture à l'huile alors que la technique a du être amené vers 1470, dans ce tableau a tempera, surtout pour les modelés. remarquer le rendu du tissu damassé de l'habit.

Mantegna (1431-1506)

Saint Sébatien par MantegnaNé à Padoue qui, à l'époque fait partie des possessions "terre ferme" de Venise.

Saint Sébastien d'Aigueperse (1480) peint pour la dote de Claire de Gonzague lors de son mariage avec Bourbon Montpensier. C'est une peinture à la détrempe qui lui donne un aspect d'aquarelle que l'on obtient pas avec la peinture a tempera. Au coin droit observer les deux soldats au visage vulgaire. Le fond représente une ville à l'antique en ruine dominée par une colline escarpée et surmontée d'un château; l'ensemble sous un ciel de nuages est décrit avec une très grande minutie et force détails (comme les statues dans les niches du théâtre). La monumentalité du tableau correspond a une volonté de rivaliser avec la sculpture.
Commentaire : Saint Sébastien par miracle ne mourut pas de ses blessures (remarquer qu'il n'y a pas de sang coulant de ses blessures) et il fut par la suite décapité.

 

De 1456 un morceau de la prédelle du polyptyque de saint Zénon de Vérone (cf cours). Le Christ est en croix entouré du bon et du mauvais larron. la représentation est très minutieuse et les perspectives linéaires accentuées avec la ligne de fuite à partir de la verticalité de la croix. Dans l'espace du tableau figure en même temps différents épisodes de la passion.

Remarquer le rythme ternaire des trois croix auquel répond les trois groupes humains répartis de façon équilibrés; ainsi que le détail du porte-lance sur les marches menant au promontoire servant de plateforme aux croix et qui se trouve au niveau du spectateur donc en net contrebas par rapport à la scène centrale. L'arriére plan est occupé par une vue de Jérusalem. Il s'agit d'une peinture a tempera à l'oeuf.

 

Vierge de la victoire (1495-96). Peinture à l'eau exécuté pour le duc de Mantoue JF de Gonzague alors au service des milanais qui affrontent les français de Charles VIII en 1494 (début des guerres d'Italie) qui avait des prétentions de conserver et même étendre les domaines français en Italie (Naples et Sicile donnés à la France par le pape à la fin du 13° siècle).

JF de Gonzague revenant de la bataille victorieux voulait par ce tableau remercier la Vierge. Celle-ci se penche bras et main tendue vers le duc agenouillé et mains jointes, en costume d'apparat, le regard émerveillé. Sur le coté droit sainte Elizabeth, saint Georges et saint Jean Baptiste.

Détail amusant : La lance de saint Georges est brisé. Le trône est posé sur une estrade en marbre servant de support a une scénette : Adam et Eve autour de l'arbre de la tentation. L'ensemble du tableau est placé dans une sorte de pergola ajourée de verdure, de fruits et de fleurs au centre de laquelle est suspendu une branche de corail considéré comme un élément protecteur.

Remarquer l'opposition entre ces tableaux du nord de l'Italie avec ceux du sud qui comportent moins de détails descriptifs et qui jouent sur la lumière des couleurs plutôt que sur les reflets et les éclairages.


Bellini Giovanni (1426-1516)

Crucifixion : Jésus sur la croix est visité par Marie et saint Jean Baptiste. Moins de détail que chez Mantegna, caractéristique de la peinture vénitienne.

 

Vierge à l'enfant entre saint Pierre et saint Sébastien. on appelle "conversation sacrée" cette représentation ou les participants semblent converser sans tenir compte du spectateur.

La lumière joue sur les corps et les tissus : saint Pierre à agauche est dans l'ombre alors que Jésus est en pleine lumière avec une ombre portée de sa jambe. Le voile de la Vierge est également éclairé. un cartolino comporte la signature de l'artiste

 

Christ à la colonne : Gros plan d'un visage du Christ en grande souffrance, une corde autour du cou. Ce tableau correspond au style de la Dévotio moderna mouvement spirituel qui prit naissance aux Pays-Bas vers la fin du XIVe siècle et atteignit son plus grand développement au cours du XVe siècle, période durant laquelle son influence se fit sentir jusqu’en Allemagne et en France ; la première moitié du XVIe siècle vit son déclin.

Les artistes dans leurs représentations sacrées cherchent avant tout à favoriser la prière et la piété personnelles, grâce à une ascèse psychologique et intérieure.

Carpaccio Vittore (1472-1526)

Un épisode de la série de six tableaux de la vie de saint Etienne, premier martyr après le Christ: La prédication (1514). Nommé diacre par saint Pierre Etienne prêche en la ville de Jérusalem mais il est accusé d'avoir bafoué le nom de Dieu et de Moïse. Saint Paul aurait assisté à sa lapidation.

Sur le tableau on voit le saint dominant la foule sur un piedestal au milieu d'une place de Jérusalem, entouré de spectateurs répartis en trois groupes comme les trois religions du Livre : Chrétiens musulmans et juifs.

Remarquer le coté invraisemblable du symbole puisque au 1° siècle, époque ou se situe l'action il n' avait pas de musulmans !

 

Jacopo de Barbari (1445-1516)

Il peint en Allemagne d'ou l'influence de Durer dans ses oeuvres. Vierge à l'enfant appelé aussi Vierge à la fontaine (1515). Entre saint Jean Baptiste et saint Antoine abbé représenté âgé, la Vierge semble s'abandonner contre ce dernier en une pose extrêmement confiante

 

Italie du Nord