Archéologie Egyptienne : Travaux Dirigés

Sommaire       Chronologie pharaonique    Cours

Epoque thinite (~3100 à ~2700)

Elle correspond aux 2 premières dynasties pharaoniques et son nom vient de la ville de Thinis, prés d'Abydos, d'ou ces 2 dynasties sont originaires.

La titulature d'un pharaon est l'ensemble des cinq noms (Horus, Nebty, Horus d'or, de trône ou de couronnement, de naissance) qui composent son identité, ces noms ont été établis lors de son couronnement. Aux 1° et 2° dynasties les pharaons n'avaient pas leurs 5 noms mais seulement  leur nom d'Horus et celui du couronnement. Cette titulature ne sera entièrement structurée qu'à partir de la XIIème dynastie.

L' amélioration de la connaissance et les découvertes imposent de créer une dynastie 0 couvrant, aujourd'hui, la période 3300~à ~3100 et qui inclut des rois jusqu'alors ignorés.

L'Écriture égyptienne

L’écriture égyptienne apparaît en même temps que l’unification du pays, vers ~3100, et se développe rapidement dans une administration forte et centralisée exigeant un outil de communication commode.

Différents types d’écriture :
Profondément gravés au fronton des temples ou le long des obélisques, ses signes contribuent à la beauté de l’architecture dont ils constituent souvent le seul ornement. La volonté esthétique est rendue manifeste par le groupement des signes et la direction de l’ensemble de l’inscription.
Profitant de ce que les signes sont de forme et de taille différentes, les uns verticaux, les autres horizontaux, certains petits, d’autres plus grands, le lapicide les groupe de façon harmonieuse. Par exemple, au lieu de graver:   qui est l’ordre de lecture régulière, signe après signe, il gravera: 

 de façon à éviter tout vide disgracieux. De même, l’écriture hiéroglyphique pouvant être tracée indifféremment en lignes : de gauche à droite ou de droite à gauche, comme en colonnes : de haut en bas et commençant soit par la droite, soit par la gauche, l’artiste en tire parti pour disposer son texte symétriquement par rapport à l’architecture. C’est ainsi qu’une porte sera encadrée d’une inscription linéaire sur le linteau et de textes en colonnes, se faisant face, sur les montants. La direction de la lecture est déterminée par la disposition des signes représentant des êtres animés; on lira donc en allant à la rencontre des personnages ou des êtres animés. Ainsi, on lit de gauche à droite la phrase:  mais écrite:   elle se lira de droite à gauche.

Depuis le IIIe  siècle de notre ère, on distingue trois types d’écriture pharaonique :

hiéroglyphique, dans laquelle chaque signe est dessiné ou gravé dans le plus grand détail; c’est l’écriture monumentale typique, que l’on peut voir dans les temples; comme sur les obélisques, statues et stèles. Elle est exécutée par les ouvriers lapicides
hiératique, dont les signes sont très cursifs; elle s’écrit uniquement de droite à gauche, en colonnes à l’époque la plus ancienne, puis en lignes. Elle est l'oeuvre des scribes sur papyrus ou bois.
démotique ou populaire, plus cursive encore, toujours écrite de droite à gauche et en lignes (cf. tableau).

Les trois écritures n’ont pas été employées aux mêmes époques. Seule l’écriture hiéroglyphique fut utilisée pendant toute la durée de l’histoire égyptienne. Il faut seulement noter que les formes des signes évoluèrent quelque peu au cours de cette longue période et que leur nombre eut tendance à se multiplier outre mesure à partir de l’époque hellénistique.
L’écriture hiératique apparaît en même temps que l’hiéroglyphique. C’est surtout l’écriture des documents administratifs et judiciaires, mais elle est aussi utilisée pour les lettres privées, la littérature, les traités religieux ou scientifiques, de médecine ou de magie. C’est l’écriture des scribes de la Maison de Vie dans les temples. Elle est, le plus souvent, tracée sur papyrus  , ou sur des éclats de poterie ou de calcaire : les ostraca  . Parfois, on la trouve aussi gravée ou martelée sur pierre, notamment dans les graffiti des déserts limitrophes de l’Égypte. C’est l’écriture courante des scribes.

Aux alentours du ~9e siècle, le hiératique dégénère. De plus en plus cursif, il donne naissance au «hiératique anormal», puis devient, à partir du 3e siècle, le démotique. Celui-ci remplace complètement le hiératique dans la rédaction des documents judiciaires, littéraires, scientifiques ou privés. Comme le hiératique, il est écrit surtout sur papyrus et ostraca (éclat de poterie), bien qu’on le trouve aussi, et plus souvent que le hiératique, gravé sur pierre.

Ainsi, les 3 types d’écriture n’ont été employés en même temps que du 7e  siècle av JC. au 4e  siècle après. À partir du 7e  siècle, le hiératique n’est plus utilisé que pour les textes religieux sur papyrus, d’où son nom «hiératique», écriture sacrée.
La fermeture des temples, au 4e  siècle ap JC., eut pour conséquence de faire de l’écriture égyptienne une écriture morte. En effet, les Maisons de Vie où, tant bien que mal, des scribes continuaient à copier des textes hiératiques et à composer des légendes hiéroglyphiques, se trouvent définitivement fermées et leur personnel dispersé. Cela est d’autant plus grave que, dès le ~3e  siècle., les Égyptiens avaient déjà abandonné les écritures traditionnelles, trouvant plus commode d’écrire leur langue en caractères grecs, auxquels ils avaient ajouté quelques signes empruntés au démotique pour rendre les sons que le grec ne possédait pas.

Désormais, la clef des hiéroglyphes était perdue, et il fallut attendre près d’un millénaire et demi pour que les inscriptions et les textes pharaoniques redeviennent intelligibles.

Les canons de représentation humaine

Ils sont déjà fixés et resteront immuable jusqu'à l'époque ptolémaïque :

Structure des tombes

Toujours 3 parties dans les tombes :
Vases canopes


Les objets présentés :

- Stèle du roi serpent (Djet de la 1° dynastie, provenant d'une tombe d'Abydos. C'est un bas relief de 2m50 de haut, cintré en son sommet, représentant le cartouche du roi et en-dessous un serekh : façade de palais à saillies et redents présenté en perspective rabattue : à la fois de face et de dessus.
- Stèle de Nytoua et Nitneb : 2 femmes assises devant une table d'offrande (2° dyn). Le contenu de la table d'offrande est représenté, comme par "effet loupe" dans un cartouche (volailles, fruits, plantes,...)
- Stèle de Nefertiabet

Passage du livre des morts

Ancien Empire (3° à 6° dynastie. De 2700 à 2200)

Il débute avec la 3° dynastie et se termine avec la 6°

Apparaît l'architecture de pierre parfois monumentale et la statuaire de taille humaine pour les particuliers.

Corps humain et principes

Tout Égyptien possédait, en plus d’un corps matériel, le djet :
– un akh , principe immortel qui, après la mort, est l’esprit, au sens de fantôme. L’akh  est aussi la force divine. Il est représenté par un ibis. À l’origine, seul le roi et les dieux possédaient l’akh, c’est par évolution que les simples mortels en furent dotés;
– un ba , principe spirituel lui aussi, qui reprend sa liberté après la mort. Il est symbolisé par un oiseau à tête humaine. C’est le plus indépendant des principes spirituels par rapport au support matériel qu’est le corps;
– un ka , qui constitue le principe le plus difficile à définir: on l’a décrit comme l’«énergie vitale», ou la «force qui entretient la vie». L’expression «passer à son ka », qui signifie mourir, semblerait indiquer que ce principe mène une existence indépendante durant la vie sur terre, bien que, suivant l’iconographie, il soit façonné en même temps que le corps (djet ). C’est au ka  du défunt que sont apportées les offrandes alimentaires, et les prêtres funéraires sont appelés les «serviteurs du ka ». Pour se perpétuer, le ka  semble avoir besoin d’un support: cadavre devenu impérissable par la momification et, à son défaut, statue ou simple image gravée ou peinte;
– en plus de l’akh , du ba  et du ka , la personnalité comporte encore un shouyt , une ombre, que possèdent également les dieux.

Enfin, le nom de l’individu est vivant. Il suffit de le prononcer ou de l’évoquer, même après la mort, pour perpétuer l’existence de celui qui le porte.

Les dieux quant à eux ont une multitude de ces éléments.
 

Les objets présentés :

-Stèle d'offrande de la fausse porte de Méry (scribe en chef) : Comme sur la stèle du roi serpent de la 1° dynastie  on voit 2 personnages assis, dans la chapelle du mastaba, leurs offrandes déposées sur la table pour alimenter le ka du défunt. Le détail de ces offrandes est représenté dans un cartouche. Apparition du serdab : pièce fermée que l'on voit depuis la chapelle et qui contient les statues de ka (#énergie vitale).
- Statue du scribe accroupi : c'est une statue de son ka
- Raherka (inspecteur des scribes) et son épouse (4° dynastie :2350) : Ronde bosse en calcaire peint. Les chairs de l'homme sont rouges, celles de son épouse sont claires. Ils portent tous 2 une perruque. La femme à les mêmes traits de visage que son mari ce qui était pratiquement toujours le cas. Lui même est représenté sous des traits qui rappelle celui de pharaon car plus on est d'un rang élevé, donc proche du pharaon, plus on peut se permettre de lui ressembler. On remarquera que la femme n'a pas comme son mari la jambe gauche en avant.
 

1° période intermédiaire (7° à 11 dynastie. De 2200 à 2033)

C'est une époque d'effondrement du pouvoir royal avec l'apparition de nomarques de plus en plus puissants favorisant l'éclatement du pouvoir jusque là centralisé.
Montouhoteb de Thébes et Antef 1°  vont peu à peu reconquérir le pouvoir sur la totalité de l' Egypte et fonder la 11° dynastie
 

Moyen Empire (11° à 13° dynastie. De 2033 à 1710)

Avec la fin de la 11° dynastie et la 12°, c'est l'époque classique égyptienne qui commence. Elle verra les règnes d'une succession de pharaons importants tels que les Sésostris et les Amenemhat.

La grammaire égyptienne se stabilise et se forment les bases de la littérature (Roman de Sinouhé, Conte du naufrage,...mais tous ces textes ne sont connus que par  des copies du nouvel empire lorsqu'ils ont été réécrits  avec l'écriture de l'ancien empire

Dans la sculpture de pierre, de bois ou de bronze règnent la sobriété et la simplicité des formes jusqu'à l'invasion des Hyksos (13° dynastie)

- Chapelle blanche de Sésostris 1° (1900) retrouvée à Karnak dans l'un des pylônes où elle servait de matériau de .... remplissage !
 

Époque pré dynastique     Moyen Empire (fin)