Les Temps Modernes - Le 18° siècle

Sommaire cours Liste des artistes

SCULPTURE

France

Edme BOUCHARDON (1688-1762)

 

Guillaume II COUSTOU (1716-1777)

 

Augustin PAJOU (1730-1809)

Jean-Antoine HOUDON (1741-1828)

Louis-Claude VASSE (1716-1772)

Eléve de Bouchardon protégé du comte de Caylus qui l'orienta vers le néo-classique

Michel CLAUDE dit CLODION (1738-1814)

 

Angleterre

Joseph WILTON (

 

Joseph NOLLEKENS (1737-1823)

 

John FLAXMAN (1755-1826)

Le retour à la ligne, idéal sublimé débarrassé de toute sensualité du terrestre, du côté de l'abstraction. Il illustre les Chants d'Homère et la Divine comédie de Dante. Il réalise parallèlement des médaillons et des sujets pour vases qu'il modele pour la manufacture de Wedgwood. Il a éliminé dans ses illustrations de l'Iliade et de l'Odysée de 1793 les nuances changeantes, les lumières, et reste sur le simple contour au trait sur papier uni. l'axe de composition est des plus élémentaire proche de l'art primitif. Il y a dans son oeuvre un désir de table rase, de retour à un style dépouillé, anti réaliste réalisé avec un simple contour, avec une technique plane et linéaire. Son style est de ce fait proche des primitifs italiens comme Cimabue. Pour ses illustrations de la Divine Comédie de Dante, les scènes sont encore plus aériennes. Il restitue les espaces symboliques comme l'enfer par des tourments abstraits de lignes qui s'entrecroisent. De ses oeuvres se dégage un désir de repartir à zéro.

Italie

Antonio CANOVA (1757-1822)

Il a tout juste quinze ans lorsque Falier lui passe sa première commande pour deux corbeilles de fleurs et de fruits à sculpter dans le marbre. Ensuite il lui commande deux statues de jardin, une Orphée (1773) qui est un nu viril doté d'un tension baroque dans le style du Bernin, et une d'Eurydice en 1775. Ces oeuvres de jeunesse sont l'expression d'une stylistique rococo sans complexes, d'une veine un peu déclamatoire. Leur facture ne manque pas d'audace, avec cette sorte d'expressionnisme sensuel. En 1779 il ouvre un atelier, et rentre à l'Académie au printemps 1779. Les commandes affluent, il réalise à cette période son Dédale et Icare, une commande en marbre pour le palais de Pietro Vettor Pisani. Canova y fait preuve d'une grande maîtrise technique associée à une vision personnelle, mesurée, modulée, d'une réalité assouplie. Le 4 Novembre 1779, Canova arrive à Rome, dans un premier temps il ne s'interessent pas au retour à l'antique, au contraire il court voir les chefs d'oeuvre de Michel Ange et du Bernin. Début 1780, il part pour Naples où il exécute de nombreux dessins des vestiges exhumées à Herculanum et à Pompéi. En revanche, les temples de Paestum, considerrés comme le summum de l'architecture grecque, le laissent indifférent. De retour à Rome en Juin 1780, il se lie avec le peintre Gavin Hamilton, se dernier attend de lui qu'il se soumette à l'esthétique antiquisante. En 1783, il rencontre Quatremère de Quincy, qui agit comme un mentor. Entre 1783 et 1787, Canova exécute plusieurs de ses oeuvres principales. Il obtient la commande du monumental tombeau de Clèment XIV (1783-1787), cette oeuvre connaîtra un vif succés, même si Canova reste fidèle au déploiement baroque des sépulcres, il a su également donner à ses figures une élégance hellénique. Sa Tempérance, drapée à l'antique, est louangée à l'unanimité. Ce succés lui vaut la commande d'un second tombeau, celui de Clément XIII Rezzonico (1787-1792), Une fois de plus Canova triomphe, le tombeau est plus ambitieux que le précédent, ses figures plus nombreuses. L'allégorie de la Religion déçoit par son allure massive, et ses plissés un peu raides, par contre la statue du pontife est une réussite. Le sarcophage s'inspire d'un antique, il place au prés des deux lions assoupis, un génie de la Mort qui frappe par sa pose recherchée et son corps de marbre poli à l'extrème. (1787- 1793) Il réalise Psyché ranimée par un baiser de l'Amour commandé par le collectionneur anglais Campbell, mais c'est Muratn qui l'acquit vers 1796. Ensemble d'inspiration anacréontique est probablement l'un des plus beau exemplaires de l'art de Canova. Durant ces mêmes années il sculpte Psyché ( jouant avec un papillon, symbole de l'âme, sujet vivement apprécié qui l'oblige à en faire plusieurs répliques) et Hébé, à Paris on reproche au sculpteur d'avoir enduit le marbre d'une cire imitant les chairs, et le recours au bronze pour les deux accessoires (l'aiguière et la coupe). Quatremère de Quincy défendit Canova, expliquant que les Grecs avaient, eux aussi, l'habitude de colorer leurs statues et de leur ajouter des accessoires élaborés dans d'autres matières. 1789-1794 Vénus et Adonis: L'exemple le plus représentatif de la tendance hellénisante de l'artiste. Malgrés ces critiques parisiennes, où pointaient la jalousie, Canova devient le sculpteur le plus couru de l'élite française. Pie VII Chiaramonti fit de Canova sont sculpteur attitré. Canova devient en 1802 chevalier de l'Eperon d'or et en 1802 inspecteur général des Beaux Arts. En Octobre 1802, Canova part sans envie pour la France afin d'immortaliser les traits de Bonaparte. Ce dernier refuse de poser, mais rencontre l'artiste à cinq reprises. David organisa un banquet en l'honneur de Canova, Gérard fit son portrait. De retour en Italie il est accablé par les commandes de l'Empire. Il execute de nombreux bustes des Napoléonides avec, quelques fois avec un souci de réalisme (bustes de Murat, de Caroline, d'Elisa et de Lucien Bonaparte). 1804 Pauline Borghèse en Vénus: commande du prince Camille Borghèse, aristocrate romain qui a épousé la soeur de Bonaparte. Il souhaite la voir immortalisé dans la posture de Vénus tenant dans sa main la pomme remise par Pâris. Il enduit le marbre d'une fine couche de cire légèrement rosée, et réalise des drappés d'une grande délicatesse. 1805 monument funéraire de Marie Christine d'autriche: il repris le shéma de son monument au Titien. Des figures allégoriques se présentent à l'entrée du tombeau pyramidale. La Vertu, qui porte l'urne contenant les cendres, et la Piété qui guide un enfant et un vieillard aveugle. A droite de la porte se tient un génie de la Mort, assis sur les marches, observe la procession. Mais le plus souvent immortalise les personnes dans son style néo-classique glacée. Il réalisera de cette façon Madame Mère en Agrippine et Marie Louise en Concorde. Il réalisera pour Joséphine le groupe des Trois Grâces, tandis que la Statue héroique de Napoléon connut un sort difficile. Elle sera livré en 1811 au Louvre, Napoléon n'aimant la nudité de l'oeuvre, la dissimule au Louvre derrière des planches et des baches. Le duc de Wellington, aprés Waterloo la reçut du gouvernement anglais et la fit placer au pied de l'escalier monumental d'Apsley House. Oeuvre de facture imposante, qui ne manque pas de qualités. L'empereur est représenté sous les traits d'un dieu romain. Au Salon de 1812, Canova expose la Danseuse commandée par Joséphine, et une Muse, baptisée Terpsychore. Il réalisera également pour la décoration de la Malmaison le buste de Pâris. Cette oeuvre fit les délices des esthètes néo-classiques comme Quatremère de Quincy. En 1815, Canova fut charger de restituer les oeuvres d'art empruntées par Napoléon aux collections du Vatican. Sa misson accomplie, il gagne Londres, afin de voir les marbres du Parthénon. Dans une lettre qu'il adresse à Quatremère de Quincy, il ne peut cacher sa stupéfaction et son admiration. 1816-1822 Mars et Vénus: commande du roi George IV d'Angleterre, c'est l'un des groupes les plus célèbre réalisé par le sculpteur. 1817-1819 le mausolée des Stuarts: érigé dans la basilique St Pierre de Rome. C'est une haute stèle en marbre blanc dédiée aux derniers représentants de cette dynastie (Jacques III et ses fils Charles III et Henri IX) représentés de profil. A la base se place une porte encadrée de deux génies ailés sapuyant sur des faisceaux renversés, symbole de la vie qui s'éteind. La porte évoque le passage dans une autre vie. Amoureux de l'Antiquité, mais aussi catholique assidu, il consacre une partie de sa fortune à donner une église à son village natal. Cette dernière étant un compromis entre le Parthénon et le Panthéon, il sera plutôt baptisé Temple. Canova meurt à Venise le 13 Octobre 1822, où ses funérailles sont célébrées par le patriarche lui même dans la basilique St Marc.Son cercueil fut ensuite transporté jusqu'à Posagno.

Allemagne et pays septentrionaux

Johann Gottfried SCHADOW (1764-1850)

 

Bertel THORVALDSEN (1770-1844)

 

Peinture

Italie

Giovanni Paolo PANNINI (1691/92-1765)

 

Pompeo Girolamo BATONI (1708-1787)

 

Andrea APPIANI ((1754-1817)

 

Vincenzo CAMUCCINI (1771-1844)

 

Allemagne

Anton Raphael MENGS (1728-1779)

Il fut le premier et le plus fidèle imitateur des peintures antiques d'Herculanum. Son Jupiter et Ganymède était si bien réalisé dans le style Antique que Wincklemann le pris pour un original antique. Dans le même genre Mengs réalisa Auguste et Cléopatre et Pensée et Andromède. Il insiste tout au long de sa vie sur l'importance du dessin sur la peinture. Son Cléopatre devant Octave de 1760 est une représentation de l'Orient devant l'Occident. Le décors est un intèrieur égyptien dépouillé aux contours clairement définis. Le Parnasse qu'il réalise pour la voûte de la villa Albanie, met en évidence son anti-baroque hérité du purisme du XVI° siècle. Il est l'un des chefs de file du Néo-classicisme le plus puriste, et l'une des références incontournables de son temps sur le retour à l'antique.

Famille TISCHBEIN

Peintres, graveurs et architectes. Johann Heinrich le vieux (1772-1789) et Johann Froierich August (1750-1812) L plus célébre est Johann Heinrich Wilhelm (1751-1829) dit Tischbein de Goethe

Anton GRAFF (1736-1813)

 

France

Jean-BAPTISTE DESHAYS (

 

François DOYEN (

 

Jean-Honoré FRAGONARD (1732-1806)

 

Joseph-Marie VIEN (1716-1809)

II est le peintre initiateur de la mode pompéenne et fonde sa propre école. Vien inaugure alors la pratique du modèle vivant dans son atelier, il exalte ses élèves sur l'étude de la nature, de l'antique et des grands maîtres. "J'ai entrouvert la porte, David l'a poussée" Vien se spécialise dans les sujets moraux et nationaux qui haussent le ton de la vie familière, peignant le faste de la sensibilité et de la vertu. Pourtant il est d'abord l'artiste du naturalisme brutal: Suzanne et les vieillards, Loth et ses filles. Il obtient le Prix de Rome en 1743 avec sa Peste de David. Durant son séjour à Rome entre 1744 et 1750, il découvre les ruines d'Herculanum et de Pompeï dont les fresques auront une trés grande influence sur son art. En 1750 il obtient un énorme succés avec son Ermite endormi exposé triomphalement sous la rotonde du Panthéon d'Agrippa, puis sera exposé à paris, Marseille, Montpellier et Lyon. En 1755 il peint sous les directives du Comte De Caylus (ce dernier fait des recherches sur les techniques des grecs et des romains, et plus particulièrement sur la peinture à l'encaustique) la petite minerve casquée, entièrement réalisé à la Cire. 1763 il réalise son oeuvre la plus célèbre la marchande d'amour, il s'inspire d'une fresque retrouvée à Pompeï, nous sommes ici, face à la reprise d'une oeuvre antique. la composition et la mise en page sont en frise. Le décor est dans un style grec, s'inspirant d'éléments archéologiques retrouvés à l'époque. Cette oeuvre de par son sujet et son décors devient le premier manifeste du Néo classicisme. Pourtant nous sommes très loin des actions héroîques et moralisantes, le sujet se raproche plus des peintures frivoles du Rococo! Il réalisera quelques autres peintures aux sujets Rococo et à l'esthètique antiquisante comme l'amour fait de l'esclavage (1789), ou Le temple de Limène (1773) ici il y a une erreur archéologique il utilise un tollos comme temple de l'amour, en réalité ces architectures étaient utilisés comme temple de la mort durant l'antiquité. Ensuite il sera chargé de peindre des sujets moralement édifiants pour les résidences royales: Marc Aurèle faisant distribuer au peuple des médicaments dans un temps de peste et de famine (1765) Durant cette pèriode il fut anobli, reçu à la cour, et appréciè par Madame de Pompadour et Madame Du Barry. Il est ensuite nommé directeur de l'Académie de France à Rome. Entre 1779 et 1781 il réalise pour la manufacture des gobelins des sujets héroîques inspirés d'Homère. Mais il continue parallèlement à réaliser des stéréotypes "érotico-grecs" comme Jeune Grecque comparant son sein à un bouton de rose ou Jeune épouse à sa toilette en costume grec (1779). En 1789, il est nommé premier peintre du Roi. En 1799 Napoléon le nomme au Sénat et le fait comte de l'empire. Il est enterré au Panthéon, et loué comme le régénérateur de la peinture française.

Jean-Baptiste-Marie PIERRE (

 

Jacques-Louis DAVID (1748-1825)

Ne pas confondre avec Gérard DAVID (1460-1523) d'origine flamande.

Il est sans aucun doute la figure majeure de la peinture Néo classicique. Pourtant il est un cousin éloigné de François Boucher (Grand maître du Rococo). Ses premières oeuvres luttent entre le Rococo et la sévérité nouvelle du retour à l'antique. C'est Boucher qui le recommande à Vien. En 1773 Il décore l'Hotel de Ledoux à la suite et dans le style de Fragonard. 1771 Combat de Minerve contre Mars: Le style est très Rococo, et rapelle le Vénus et Vulcain de Boucher. Il y a dans cette toile un mouvement permanent des couleurs, et une sensualité qui font penser aux scènes galantes. C'est son premier échec au prix de Rome. Il n'est pas à la mode, par ce que trop coloriste. Suvet aura le prix et David en fera une dépression. 1773 La mort de Sénèque: nouvel échec au prix de Rome, qui revient à Peyron. L'oeuvre de David contient encore trop de "fioritures à la Boucher" qui sont en contradiction avec le cadre et les positions grandiloquantes. D'un côtès il y a des mouvements de pinceau dans les tissus, de l'autre une virilité des gestes de Sénèque (Retenue, ampleur et dignité). On peut également remarquer une opposition entre le masculin et le féminin (le femme étant du côtès de la sensiblerie et de la mièvrerie) Le clair obscur de l'ensemble fait référence à Carravage. Dans cette oeuvre, David se place entre la sensibilité des corps de Fragonard, Boucher et Rubens et le Néo classicisme plus dur et sobre. 1774 Erosistrate découvrant la cause de la mort de la maladie d'Antiochus: Il a enfin le prix de Rome. La lumière se place sur certains personnages et l'ombre sur d'autres. Le mourant a une attitude beaucoup plus virile. Donc en 1775, il part à rome avec Vien, il y étudie non seulement les antiques mais également Nicolas Poussin. Sa conversion au nouveau style se fera par la rencontre en Aout 1779, de l'amateur Denon et surtout du théoricien Quatremère de Quincy. 1778 Le corps d'Hector: Met en avant l'héroisme et le don de soi, obscurité du fond (Carravagisme) Idée que l'héroïsme donne l'immortalité. 1779 Les funérailles de Patrôcle: Confus et dramatique, cette mise en scène grandiose est dans le style de celles de Lebrun. Représentation picturale du thème du sacrifice. 1779 Portrait du comte Potocki: c'est une retransposition du thème antique de Marc Aurèle, ce portrait équestre d'un érudie Polonais est une annonce de son futur portrait de Bonaparte. Cette oeuvre dénote aussi l'influence de Rubens et de Van Dick. 1780 Bélisaire: le sujet est une histoire célèbre racontée par Marmontel, d'un général victime d'un souverain pour lequel il a risqué sa vie. Ce héros de la guerre se retrouve entrain de mendier, aveugle, mais également reconnu par un de ses anciens officiers qui se dirige vers lui pour le secourir. C'est évidemment un pamphlet contre l'aristocratie, en mettant en avant les dangers d'une dictature mal éclairée. En 1784 il regagne L'Italie est réalise sont plus grand chef d'oeuvre: Le serment des Horaces: c'est une commande du roi, qui obtient un triomphe à Rome la même année. Cette peinture devient le manifeste de la nouvelle école. Sujet romain, sobriété du décor, solemnité contrastée de la scène, tension dramatique et morale, construction géométrique selon les partitions harmoniques, composition en frise et disposition en frise font de cette oeuvre l'exemple du style Néo classique. Les couleurs sont froides et claires et soumisent aux formes (dessin). Il exprime le thème du sacrifice pour le bien public, idée d'un art au service de la nation. Il sera influencé par le Serment de Brutus de Gavin hamilton, mais surtout par Poussin dont il empruntera le groupe de femmes de L'enlèvement des Sabines. Il utilisera également la technique de Poussin des petits manequins sur lesquels on place des drappés. 1786 La mort de Socrate: il s'inspire du Phédon de Platon, ici mise en avant du courage face à la mort, c'est une commande des Truden qui font partie de l'aristocratie intellectuelle et cultivée. De retour à Paris il rencontre John Trumbell le futur peintre de la révolution américaine. 1789 Hélène et Paris: c'est une commande du Comte d'Artois (frère de Louis XVI), ici c'est un couple illégitime en opposition avec le couple "Davidien" modèle Hector et Andromaque. Le décors possèdent de vrais antiques, un brule parfum d'Herculanum et les cariatydes du Louvres. 1789 Les licteurs rapportant à Brutus le corps de ses fils conspirateurs contre Rome: David fait ici référence au Brutus de Voltaire de 1730. Il oppose dans son tableau le calme du groupe des hommes à l'agitation de celui des femmes. Brutus est dans la pénombre, il exprime la méditation, la mélancolie et la réflexion. Une statue de Rome s'interpose à contre jour entre le père et les fils, elle est une figure dominatrice. Idée du citoyen qui se donne librement à la cité. La corbeille des femmes (nature morte) semble symboliser l'univers de la maison s'opposant à celui de la loie. Le contour des hommes est plus présent que celui des femmes ces dernières sont du côtès du passé, celui du Rococo. Ambiguïté de l'ombre de Brutus (Est il un meurtrier?) Présence d'un bas relief antique célèbre en décors celui de Rémus et Romulus, le groupe de femmes s'inspire d'une scupture antique Les filles de Niobé et la tête de Brutus s'inspire d'un buste romain. Le comte d'Anguiliomier fait demander à Vien de refuser le tableau, par ce que trop critique envers la monarchie. Le 12 Aout le journaliste Fedel fait une campagne violente contre la non exposition. Aprés la révolution, David devient député à la convention, qu'il préside à deux reprises. Il vote la mort du roi. En 1793, il obtient la suppression de l'académie de peinture, il réorganise l'enseignement et les institutions artistiques sur des bases libérales, il s'occupe des musées, des monuments, du théâtre, de l'urbanisme, des uniformes, des sabres et des rideaux de l'opéra. il sera également ordonateur des fêtes révolutionnnaires, celle en l'honneur des Suisses de Chateauroux, celle pour la reprise de Toulon, celle en l'honneur de Marat, celle en l'honneur de Viala, la fête de la fraternité de 1793, et la fête de l'être suprème de 1794 (dans laquelle il met au point une montagne artificielle) Parallèlement à ses nouvelles fonctions, il continue à peindre et réalise trois peintures de martyre de la révolution: Le Bara: Il est à la fois une sorte de St Sébastien révolutionnaire, sous la forme d'un nu idéalisé, rapellant les spartiates de Wincklemann mais aussi le Narcisse de Poussin. Enfin on peut noter ici l'absence de décors. Le péletier de St Fargeau: C'est un noble qui à voté la mort du roi et que ses anciens amis ont assassiné pour trahison. la toile est aujourd'hui disparue. David a représenté au dessus du malheureux une épée de Damoclès symbolisant la vengeance qui menace tout les régicides. Le Marat: c'est une représentation laïque du Christ mort. Dans cette peinture l'horreur y est sublimée, l'éclairage est contrasté et la géométrie stricte. Le linge est traitté comme une nature morte, et la baignoire semble être un lit. Dans la main droite du défunt se place une plume l'arme avec laquelle il a défendu la cause révolutionnaire, présence aussi d'un billet de Charlotte Corday (sa meurtrière). Sur la Stèle est gravé "A.MARAT DAVID" idéalisation de la mort, véritable transfiguration. Marat devient une sorte de héros antique comme Phocion ou Socrate. David fera également la mise en scène de ses obsèques. Le serment du Jeu de Paume: mise en scène d'un des évènement mytique de le révolution française. Le Roi refuse "l'assemblée nationale" au Louvres, Guillautin trouve une autre salle. David y fait le portrait de nombreux participants célèbres de cette assemblée improvisée. Bailly le président de l'assemblée est sur une estrade. Les rideaux au fond sont comme emportés par le vent de l'histoire. Un seul ne fait pas le serment, il tient sa tête entre ses mains (Martin Dauch de Castillane). "Nous jurons de ne jamais nous séparer" Ils fondent l'assemblée constituante présidée par le tièrs Etat. Il y a ici une idéalisation de la salle du jeu de Paume. Ce tableau semble être un équivalent du tableau d'autel mais à la mode révolutionnaire. Sorte de miroir de la foie du peuple. Pauvreté de la salle compensée par la noblesse du peuple. Mirabeau dira "Une prison transformée en temple de la liberté". Aprés Thermidor et la chute de Robespierre, David va en prison en 1794 mais il est amistié en Octobre. Sous le Directoire, il fait un repli provisoire, intermède calme et de purification stylistique. 1794-1799 Les Sabines: Symbolisant la réconciliation nationale. Il part d'une illustration de Flaxmann de l'Iliade. Cette oeuvre se compose d'une succession de plans en profondeur, comme une succession de bas relièf dans lesquels les figures se juxtaposent "Je veux faire du grec pur" "Je me nourris les yeux des statues grecques" "Je veux ramener l'art aux principes des gecs". Cette oeuvre illustre le moment de la fin de la guerre, en ligne droite du Directoire. Changement du rôle des femmes, elles s'interposent entre les romains et les sabins. Hersilie se place entre Romulus et Tatius (entre son mari et son père). David devient ensuite le peintre de l'empire. Il cite Plutarque: "J'avais toujours bien pensé que nous étions pas assez vertueux pour être républicain" A partir de 1797 il voue son art à Napoléon. 1801 Bonaparte franchissant le mont St Bernard: le traitement du cheval est presque romantique. La présence de lettres romaines ( Annibale, Charlemagne) rapproche Bonaparte des grands conquèrants de l'histoire. La présence du vent fort rajoute à l'héroisme. Il trahit la réalité historique, car en réalité le mont St Bernard fut franchi à dos de mulet. Il fait de Napolèon une incarnation de l'histoire. 1807 Le Sacre: Dans cette oeuvre il utilise une composition savante non sans rapeller Les noces de Cana de Véronèse. Le décors est le coeur de Notre Dame décorré par Piercé et Fontaine. Ici aussi David à modifier la réalité, en effet Napoléon s'est couronné seul, et de nombreuses personnes présentes sur la toile étaient en réalité absentes. On peut reproché à cette peinture sont côtés "galerie de portraits" qui nuit à l'unité de l'ensemble, lui donnant un côtés pompeux. Il réalisera dans le même genre La remise des aigles. Juliette Récamier: Il la représente en Sybille antique en peplum. Il se dégage de ce portrait une froideur glaciale et sculpturale, rapêllant certaines sculpture de Canova, alors sclpteur de l'empire. 1800 puis 1812-14 Léonidas aux Thermopyles: C'est une apologie de la Grèce et du nu viril. grande froideur de l'ensemble, et composition dispersée. Léonidas au centre de la scène est sans passion ni mouvements. Il est une sorte de rhétorique abstraite, une addition de dogmes esthétiques. Sapho et Phaon: Ce n'est plus une peinture héroïque mais bien une peinture galante sous une forme Néo classique, ce que l'on appelle un ana créontisme d'empire. Il met en avant les rondeurs érotiques des corps. C'est un intèrieur somptueux, c'est l'époque d'une antiquité sucré. L'influence n'est plus l'art classique du cinquième siècle, mais plutôt les oeuvres grecques plus suggestives de la pèriode hellenistique. A la Restauration, il est exilé et se réfugie à Bruxelles. Dans le même esprit il réalisera d'aures toiles dont l'antiquité n'est plus qu'un décors dans lequel se déroule des scènes d'un érotisme glacé: L'amour et Psyché 1817; Apelle et Campaspe 1815; Mars désarmé par Vénus et les grâces 1824: Les tensions viriles ont été relachées au profit de langueurs érotiques. Véritable maniérisme des corps.

Jean-Germain DROUAIS (

François Hubert DROUAIS (1727-1775) le plus illustre de la famille DROUAIS, éléve de Natoire et de Boucher

Anne-Louis GIRODET dit Girodet-Trioson (1767-1824)

 

Jean-Baptiste GREUZE (1725-1805)

Il est le peintre des scènes édifiantes, et sera encensé par Diderot. Ses oeuvres firent le culte de la vertue dans le drame bourgeois. 1769 Septim Sévère fustigeant son fils Caracalla : grande composition à l'antique, décors et architecture à l'antique (table aux pies en pattes de bouc, statue de xérès à l'antique), composition en frise avec au premier plan le dallage et un trépied et aux second les personnages. C'est une interprétation à l'antique du sujet du "fils prodigue". Il réalise le portrait de Caracalla d'aprés une statue antique. Mais il sera rfusé à l'académie. 1765 Le fils puni: il fait ici une édification morale du spectateur dela classe moyenne On peut remarquer la forme du lit antique. 1763 La veuve inconsolable: exemple de fidélité conjugale qui se prolonge au delàs dela mort, presence d'un petit chien, symbole de la fidélité éternelle. 1761 L'accordée de village: Dans cette peinture il met en avant les institutions du mariage et de la famille, il rejette l'amoralité de Boucher. Composition en frise horizontale, personnages disposés frontalement et symétriquement, inspiration du Parnasse de Mengs Il réalisera également des peintures aux sujets Rococo mais à l'esthétique Néo classique comme son Jupiter et Egine dont le charme dénudé de la jeune fille n'est pas sans rappeler Corrège ou Véronèse. La composition est en frise, et le décors est à l'antique. Dans son Offrande à l'amour les personnages et le décors sont complètement antiquisant, mais le sujet reste très Rococo.

Adélaïde LABILLE-GUIARD (

 

Elizabeth VIGEE-LEBRUN (1755-1842)

 

Joseph VERNET (

Claude-Joseph (1717-1789) et son petit fils Horace Vernet (1780-1863)

Pierre-Henri de VALENCIENNES (1750-1819)

 

Hubert ROBERT (1733-1803)

Ses oeuvres sont en grande majorité des représentations de ruines antiques. Effet de nostalgie et de mélancolie face au travail inexorable du temps sur les édifices. Il voit en la nature un sculpteur, et dans les ruines prestigieuses des vanitées. Il séjourne longtemps à Rome (1754-1765), en 1760 il va à Naples explorer les sites d'Herculanum et de Paestum. C'est dans ses carnets de croquis qu'il en a rapportés, qu'il puise ses motifs. L'influence de Fragonard qu'il rencontre en Italie perce dans la fluidité de sa touche et l'emploi d'empâtements longs et clairs. Ses oeuvres incitent à la rêverie, mais dit aussi la vanité du présent face à la grandeur et à la décadence de l'histoire Ces oeuvres les plus célèbres sont le Pont du Gard, Ruines de temple et la Galerie du Louvres. Dans cette dernière, il met en rapport le construit et le déconstruit, et met en scène le spectacle donné par le temps. Petit détail trés néo-classique un élève aux milieu de ces ruines continu à copier les antiques !

Espagne

Liis Paret y ALCAZAR (

 

Antonio Carcicero MANCIO

 

Francisco de GOYA y Lucientes (1746-1828)

 

Angleterre

Joshua REYNOLDS (1723-1792)

 

George ROMNEY (1734-1802)

 

Thomas LAWRENCE (1769-1830)

 

George STUBB (1724-1806)

 

Joseph WRIGHT (1734-1797)

 

William BLAKE (1757-1827)

Poéte, peintre et graveur

 

Architecture, décor d'intérieur et objets d'art du 18° Sommaire 18° siècle