Les Temps Modernes - Le 18° siècle

Sommaire cours Liste des artistes

La seconde moitié du XVIII° siècle au début du XIX° siècle voit la défaite du colorisme, et des formes complexes. L'art de la séduction, de la sensualité, de l'artifice et du factice de la peinture de Boucher, Fragonard, ou de l'architecture Rococo, céde sa place à un art qui se veut vertueux. Ce nouveau courant artistique prend pour référence l'antiquité, non seulement en lui empruntant ses canons esthétiques, mais également en l'envisageant comme modèle politique. L'antiquité devient alors, exemple de vertue. Thèorie esthétique et éthique qui trouve ses fondements sur les écrits contemporains de Joacquim Wincklemann (Histoire de l'art chez les anciens 1764; Réflexions sur l'imitation des oeuvres grecques en peinture et sculpture 1755) Le V° siècle avant JC, devient la pèriode de référence, apogée stylistique et politique de la Grèce Antique. Le Néo Classicisme condamne les raffinements excessifs, la dépravation et l'oublie des moeurs de la société de l'époque dont l'art Rococo et le Baroque sont les symboles artistiques. Il se fond sur une réflexion utopique fondée sur l'apologie de la simplicité, du naturel et des valeurs morales. Enfin, il recherche un art de l'équilibre, d'une élégante précision, exempt d'excés de style et d'expressions passionnelles, par le biais de modèles issus de la sculpture et de l'architecture.

Architecture et décor intérieur

Pays Germaniques

Johan Joachim WINCKELMAN (1717-1768)

 

Histoire de l'art chez les anciens (1764) Réflexions sur l'imitation des oeuvres grecques en peinture et en sculpture (1755) Il met en place une démarche personnelle en matière d'esthétique, et dans la définition du beau idéal. Il donna un nouveau sens à l'étude des arts, à patir de la contemplation de l'idéal des anciens.

Le comte de CAYLUS (1692-1765)

 

Alessandro ALGAROTTI

Italie

Giovanni Battista PIRANESI dit PIRANESE (1720-1778)

Luigi VANVITELLI (1700-1773)

 

Michelangelo SIMONETTI (1724-1781)

 

Giuseppe PIERMARINI (1734-1808)

Angleterre

John WOOD fils (1704-1754)

 

William CHAMBERS (1723-1796)

Robert ADAM (1728-1792)

Robert Adam (1728-1792) and James Adam (1730-1794) Il sont les fils de l'architecte écossais William Adam. Poussés par leur père, ils entreprennent un long voyage d'études en Italie et en Dalmatie où ils étudient les ruines du palais de Dioclétien. Plus décorateurs, qu'architectes, les frères adam cherchent à renouveler le décor antiquisant des intèrieurs anglais et à le raffiner. Ils sont entourés de collaborateurs remarquables les peintres Angelica Kauffmann et Antonio Zucchi, le décorateur Pergolesi, le stuctateur Joseph Rose, le bronzier Mattew Bouldon, et le céramiste Wedgwood. Les frères Adam cherchent à populariser leur style de décoration, en en énonçant les principes illustrés d'exemples dans l'ouvrage Works in Architecture of Robert and James Adam, publié en trois volumes en 1773, 1779 et 1822. Les maisons qu'ils construisent sont des "demeures" au sens propre du terme, des édifices dans lesquels on habite et on vit, qui sont conçus comme un tout, de sorte que l'intèrieur s'harmonise avec l'extèrieur, la structure architecturale avec la décoration intèrieure, les grandes masses avec les plus infimes détails, l'édifice avec les appartements. On fait souvent appel aux Adam pour agrandir, redessiner, rénover ou restaurer des bâtiments préexistants. Ces résidences représentent l'épanouissement des idéaux néo-classiques, ont en même temps une certaine grâce rococo, qui résulte de la volonté de compenser la sévérité des perspectives linéaires des extèrieurs par l'arabesque des décorations intèrieures. Leurs décorations sont à la fois issues de l'étude précise des ruines de Spalato et d'Herculanum, mais aussi sont réinterprétées à la mesure de l'homme, plus modeste, mais gracieuse, avec ses couleurs délicates et nuancées, dans lesquelles prédominent les ocres et les bleus. L'interprétation de ces motifs dans le goût du XVIII° siècle donnera naissance au style étrusque, nommé aujourd'hui "pompéien", que les frères Adam ont en quelques sortes inventé. Ils ne sont pas sensible à Palladio exeption de la Rotonda. Ils décident donc de remettre en vigueur la pureté et la légèreté des formes classiques, en la libérant de la lourdeur et de la rigidité de l'école palladienne. Dans leurs décorations ils empruntent au Rococo le principe de l'unité dans la décoration et la fantaisie, mais il lui donne les bases solides de la raison géométrique du plan classique. Ils substituent aux motifs rococos, la décoration murale romaine et la décoration des vases (feuilles d'acanthe, palmettes, bucranes, guirlandes, urnes, figurines...), ancrés dans un shémas linéaire de géométrie aérienne. Avec ce style étrusque, les Adam cherchent à renouer avec la veine la plus pure et plus archaîque de l'art antique. Se style trouve son unité de l'amalgame d'éléments disparates (cheminées doriques ou corrinthiennes, dessus de

Mattew BRETTINGHAM

 

John SOANE (1753-1837)

France

Ange-Jacques GABRIEL (1698-1782) cf cours numéro ?

Jacques GONDOIN ou GONDOUIN (1737-1818)

 

Victor LOUIS (1731-1800)

 

Marie-Joseph PEYRE

 

Charles de WAILLY (1730-1798)

 

Jacques-Germain SOUFFLOT (1713-1780)

Claude-Nicolas LEDOUX (1736-1806)

Elève de Blondel, il débute sa carrière en construisant trois églises de façades classiques. En 1766, il poursuit sa carrière en édifiant l'Hôtel d'Hallwyl à Paris, réussite qui lui vaut jusqu'en 1790, les commandes de sept autre hôtels particuliers. Son style est proche alors du style de Gabriel. Le château de Bénouville que Ledoux construit entre 1768 et 1775 rappelle le Petit Trianon. En 1771, obtient de Louis XV la nomination au poste d'inspecteur des salines du roi. Il a alors à charge d'édifier, en Franche-Comté, prés de la forêt de Chaux la manufacture d'Arc et Senans (1775-1779). Avec cette commande l'architecte se change en visionnaire. Le plan de masse comprend dix bâtiments curvilignes, pavillon d'entrée et dépendances pour le personnel, séparés par des espaces verts et dessinant un cercle. Faisant face à l'entrée et au centre du cercle, se place la maison du directeur, palais massif flanqué de vastes locaux des salines, domine l'ensemble. Conçue comme une unité de production, les bâtiments sont articulés les uns aux autres, logements, bâtiments administratifs, chapelle, espace clôt, portes gardées. Le style néo-antique de l'ensemble se mêle à des réminiscences baroques de Palladio et de Piranèse. Les ombres et les lumières sont accentués par les colonnes où alternent cubes et tambours, sur les bossages accentués et sur les laveaux proéminent ou en retrait qui dessinent les arcs des portes. L'ensemble s'intègre dans un cadre de verdure, il met en évidence l'importance de l'espace naturel nécessaire aux hommes. On peut également remarquer quelques éléments maniéristes comme une sculpture représentant le sel qui coule sur les urnes pour la compression du sel, ou le portique sculpté comme une grotte de roche brute. La forme général de l'ensemble exprime le pouvoir omniprésent du directeur et de ses adjoints sur la communauté. C'est autour de ses Salines qu'il imagine son projet de cité idéale. (attachement aux doctrines sociales du XVIII° siècle comme le Contrat social de Rousseau). Rêve de bâtisseur qui ne va trouver sa réalisation que dans les planches de l'Architecture considérée dans le rapport des arts des moeurs et de la législation publié en 1804. C'est une ville construite autour d'un centre donné, avec une architecture qui se veut parlante, où domine une simplicité symbolique et géométrique. En 1778, il réalise le théâtre de Besançon, doté d'un façade décorée d'un sobre péristyle à colonnes ioniques. Son plan est un demi cercle, avec une colonnade en dorique sans bases. La scène est un arc de triomphe. C'est une sorte d'arc de triomphe démocratique dans lequel transparait l'influence de celui de Palladio à Visence. En 1785, il est chargé de construire quarante-sept pavillons d'octroi pour les portes du mur des Fermiers Généraux. Ledoux veut en faire des Propylées en édifiant des temples à portiques, des rotondes ou des édifices composites combinant le carré et le cercle. L'impopularité dont pâtissait l'octroi rejaillit sur Ledoux, il sera suspendu de ses fonctions en 1787 et révoqué en 1789. Sous la Terreur, il sera emprisonné en 1793, et échappe de justesse à la guillotine.

Etienne-Louis BOULLEE (1728-1799)

Antoine ROUSSEAU

 

Joseph METIVIER

 

Jean-Baptiste BOISTON

 

Alexandre-Théodore BRONGNIART (1739-1813)

 

François-Joseph BELANGER (1744-1818)

Europe septentrionale

Jean-Baptiste-Michel Vallin DE LA MOTHE (1729-1800)

 

Charles CAMERON (1740-1812)

 

Carl Gotthard LANGHANS (1732-1808)

 

Louis MASRELIEZ

 

Espagne

François GROGNARD

Objets d'art

France

Jean-François OEBEN (1721-1763)

 

Jean-Henri RIESENER (1734-1806)

 

Louis-Joseph LE LORRAIN (1715-1759)

 

Martin CARLIN (1730-1785)

 

Jean-Baptiste SENE

 

Famille JACOB

 

Robert-Joseph AUGUSTE (1725-1795)

 

Philippe THOMIRE (1751-1843)

Angleterre

William INCE

 

John MAYHEW

 

Josiah WEDGWOOD (1730-1795)

Italie

Giuseppe MAGGIOLINI (1738-1814)

 

Giuseppe Maria BONZANIGO (1744-1820)

 

Pays Germaniques

David ROETGEN

Europe septentrionale

Nils Petter STEBSTROM

 

Georg HAUPT

Objets d'art et Sculpture du milieu 18° Sculptures et peintures de la fin du 18°