Les Temps Modernes - Le 18° siècle (1700 - ~1730)

Sommaire cours Liste des artistes

Préambule

Le 18° siècle est traditionnellement appelé le Siècle des lumières. Il s'agit là d'un terme d'ordre idéologique mettant l'accent sur le dynamisme de ce siècle mis en parallèle avec les 2 siècles précédents de la Renaissance. L'inovation principale du siècle des lumières est le rejet des idées à priori grâce au cartésianisme. On réfléchit et l'on cherche dans la discussion à marquer ses idées et ses conceptions. On étudie la nature et ses relations avec l'homme; l'encyclopédie de d'Alembert et Diderot résume bien ceci. Pouvoir grandissant de la bourgeoisie au détriment de la noblesse, surtout des plus grands !

Il s'agit donc d'un siècle raisonneur et critique; on philosophe dans des cercles et des salons où sont invités les grands esprits de l'époque. L'écrivain et le philosophe peuvent enfin vivre de leur plume car ils sont reconnus et estimés.

Les sciences se développe en contrecoup. L'homme est optimiste et a foi en lui, en son devenir et en la nature. Cette attitude d'assurance , de prise de conscience contient en elle les ferments de la Révolution. C'est aussi une période féconde pour les relations internationales qui facilitent les échanges d'idées, d'oeuvres,...

C'est le fort développement économique de toutes les nations , la démographie croissante, la stabilité politique et la baisse des pouvoirs absolus qui sont à l'origine de cette évolution des mentalités. On voit alors apparaître un art destiné à satisfaire un réel besoin d'embellir son cadre de vie et pour un plus grand nombre d'individus de niveaux sociaux différents!

Grâce à sa langue et à son art de vivre, la France domine largement ce siècle jusque vers 1760 (fascination exercée par Versailles, Vaux le Vicomte..), aussi grâce à l'équilibre entre les différentes tendances artistiques. Cependant les pays latins restent relativement réticents à l'art français dominant, contrairement aux pays germaniques et septentrionaux. L'Angleterre marque sa différence en marquant ses oeuvres de sa passion de la nature.

Deux courants majeurs dans ce siècle : Rocaille et néo-classicisme. Le monde académique se strcture; l'élite s'élargit.

Le monde de la création s'ouvre au public : Création de salons à Paris et en province, mais aussi à l'étranger. Premiéres expositions payantes et premiers musées : du Capitole à Rome, Pio-Clementino au Vatican, du Luxembourg à Paris. Création de collections nationales voire nationalistes (par La Live de Jully).

On divisera ce cours du 18° siècle en 3 grandes périodes :

Les 30 premières années où prédomine le baroque tardif
Les années centrales qui voit apparaître et ce diffuser le style rocail
Les 30 dernières années du néo classicisme

Les 30 premiéres années, le baroque tardif

Architecture et décor intérieur

L'architecture est de plus en plus individualisée et fonctionnelle avec un grand souci d'unifier les différentes traditions architecturales. L'influence de Mansart est prédominante

France

Jean-Baptiste Bullet de CHAMBLAIN (1665-1725)

-
Vue coté jardins du château de Champs (maison de plaisance). Edifice massif à 1 étage noble surmonté d'un étage mansardé. Il résume bien les préoccupations des architectes :

plan inspiré de Vaux-le-Vicomte (de Le Vau) avec salon central débordant de la façade qu'il anime; peu de bossages (uniquement aux extrémités des pavillons d'angle), ou de chaînes de refends volume unifié

Pierre Alexis DELAMAIR (1676-1745)

- Façade de l'hôtel de Soubise (1704-09). Soubise est un exemple original ! La façade très sobre est en réalité un "masque" car les appartements se situent dans une aile à l'arrière. Vaste cour d'honneur flanquée de part et d'autre de 2 allées vestibules à colonnes. Quatre paires de colonnes légèrement en ressauts au centre, redoublées au 1° étage (étage noble)

Germain Gabriel BOFFRAND (1667-1754)

Architecte et décorateur, élève d'Hardouin-Mansart, il est, avec Robert de Cotte, le plus fécond créateur des styles Régence de Louis XV. . Architecte d’hôtels particuliers, les succès de Boffrand ne se comptent plus, notamment dans l’ouest parisien : hôtels du Petit-Villars, rue de Grenelle; de Torcy et de Seignelay (1714), dont les jardins se déployaient jusqu’à la Seine.

Sa consécration s’affirme quand on lui confie la construction de l’hôpital des Enfants trouvés, flanquant le parvis de Notre-Dame (détruit), où l’utilisation des toits en bâtière «à la française», soulignant les frontons des fenêtres légèrement cintrées modifiait les principes classiques. Dans la décoration il faut citer les fameux salons ovales du palais Soubise, dans le Marais, qui ont donné au style rocaille son expression la plus parfaite (1735-1740) : revêtements de stucs dorés, rassemblés dans des cartouches, au-dessus des vastes glaces qui alternent avec les fenêtres, ou étirés en guirlandes. Ici tout est courbe et contre-courbe. Les écoinçons portent des toiles marouflées sous le plafond.

À la mort d’Hardouin-Mansart (1708), Boffrand est appelé à lui succéder par le duc de Lorraine qui le nomme premier architecte. À Nancy, il élève quelques hôtels : du Hautoy, de Custines, de Vitrimont, de Curel) et surtout l’hôtel de Craon. En Lorraine, il édifie le château de Lunéville qui s’inspire très librement de Versailles, trois arcades ouvertes au rez-de-chaussée mettant en communication «triomphale» la vaste cour d’honneur donnant sur la ville et sur les jardins.

Boffrand se fera le messager du style français hors de France : il élève, près de Bruxelles, le pavillon de Rochefort. Deux ouvrages théoriques (Livre d’architecture, 1745, notamment) ont popularisé le nom de Boffrand comme celui d’un maître de l’architecture européenne à la croisée de deux règnes, et de deux styles.

- Hotel Amelot de Gournay (diplomate), l'oeuvre qui le rendit célèbre. Plan original tenant astucieusement compte de l'exiguïté de la surface (déjà). Très élégante cour elliptique qui rompt avec la tradition de la cour en équerre, ouvrant ainsi la voie aux lignes souples dans le domaine de l’architecture; fermant par un porche imposant à pilastres et fronton. Le salon ouvre sur les jardins par une porte-fenêtre. Les pièces aux formes variées utilisent au mieux l'espace restreint. Les pilastres corinthiens créent l'effet monumental de la façade très sobre, percée de très nombreuses fenêtres encadrées d'un léger bandeau de pierres.

Robert de COTTE (1656-1735)

Il fut un artiste de réputation européenne dont le prestige doit être comparé à celui de Bernin. Beau-frère de Jules Hardouin-Mansart , il lui succéda en 1708 dans les charges de 1° architecte du roi. Grand constructeur, Robert de Cotte était en même temps un remarquable décorateur. En 1710, il réalisa à Paris l’hôtel du Lude, , et l’hôtel d’Estrées. . Vers 1715, Robert de Cotte transforma à Toulouse l’hôtel de La Vrillière, œuvre de François Mansart. De 1713 à 1716, il travailla à l’hôtel du Maine puis, en 1717, construisit l’hôtel Bourbon.

Il s’occupa également de bâtiments publics: de 1711 à 1715, il refit la Samaritaine, sur le Pont-Neuf, et les pompes qui distribuaient l’eau dans Paris. En 1719, il bâtit la fontaine du château d’eau du Palais-Royal. Il conçut la nouvelle décoration du chœur de Notre-Dame, en exécution du vœu de Louis XIII. À Versailles, il s’occupa de l’achèvement de la chapelle commencée par son beau-frère Mansart. Son activité exceptionnelle s’exerçait à la fois en province et à l’étranger, mais il ne se déplaça guère pour aller vérifier les travaux exécutés sous ses ordres à Strasbourg, à Bonn, à Brühl ou à Madrid. Il restaura l’Hôtel de ville de Lyon et donna des dessins pour l’aménagement de la place Bellecour.

Ses œuvres principales les plus célèbres, en province, demeurent les palais épiscopaux : de Châlons-sur-Marne (1719-1720); de Verdun, de Strasbourg. Alors qu’au Moyen Âge, les évêchés faisaient corps avec les cathédrales dont ils n’étaient qu’une annexe, Robert de Cotte les traite comme des hôtels particuliers, sans rien d’ecclésiastique, excepté l’oratoire du prélat.

Architecte européen, Robert de Cotte a contribué à faire rayonner l’architecture française,en Alsace, en Rhénanie, en Bavière, et dans les pays latins, tels l’Italie ou l’Espagne. Ses meilleurs commanditaires en Allemagne restent les électeurs de Cologne et de Bavière : Le château de Bonn fut un édifice raffiné (les petits appartements étaient décorés de «grotesques», de laque chinois et de panneaux de glace); les châteaux de Poppelsdorf et de Brühl, de Schleissheim près de Munich. En Italie, il fournit les dessins du château de Rivoli et pavillon de chasse de la Vénerie près de Turin.

Sous les règnes de Louis XIV et de Louis XV, Robert de Cotte a donc réalisé une œuvre immense. C’est un des artistes qui illustre le mieux la grande expansion de l’art français hors des frontières, particulièrement du style «régence», à un moment où l’architecture de ce pays est imitée par toute l’Europe.

- Palais Rohan à Strasbourg que R de Cotte débuta avec Mansart

Jacques V (ou Jacques III) GABRIEL (1667-1742)

Élève et parent de Jules Hardouin-Mansart, père de Ange Jacques. Auteur de nombreux hôtels : Varengeville (1704); Peyrenc de Moras-Biron (1730), de projets pour des églises : Hôtel-Dieu à Orléans, Oratoire à Paris, cathédrale de La Rochelle) et de ponts (Blois).

À Rennes, il reconstruit le centre de la ville après l’incendie de 1720, à Bordeaux, il crée la place Royale, ouverte sur le fleuve, rectangle à pans coupés, avec deux pavillons latéraux : la Douane et la Bourse, dotés d’un avant-corps à colonnes et fronton; ordre colossal de pilastres et de colonnes. À Dijon, Gabriel construit, en 1733, au palais des États, une aile nouvelle comportant un vaste escalier d’honneur, œuvre élégante, ouverte à la lumière.

- Hotel de ville de Rennes dont il assure la reconstruction après l'incendie et crée de part et d'autre une place dont l'une avec une tour d'horloge centrale au lanternon encore d'influence baroque. Chaîne de refends aux angles du bâtiment.

Jacques VERBERCKT (ou Jacob VERBRECHT) (1704-1771)

Né à Anvers. Verberckt travaille à Versailles (1730) aux travaux de la chambre de la reine sous la direction de Robert de Cotte. Toute sa carrière se déroulera au service du roi. Avec Vassé qui dessine, il réalise ainsi, pendant la plus grande partie du règne de Louis XV, les boiseries de Versailles : chambre du roi, cabinet de la pendule du cabinet intérieur, celles de Fontainebleau : chambre du roi, de Bellevue .... Ces ensembles sont les meilleurs exemples du style rocaille français : les encadrements des panneaux sont courbes, «en arbalète», les motifs préférés sont la coquille, les feuillages déchiquetés, les guirlandes de fleurs, les médaillons ornés de trophées ou de jeux d’enfants.

Emmanuel HERE de CORNY (1705-1763)

Architecte et urbaniste éléve de Boffrand, il fut architecte de l'ex roi de Pologne Stanislas Leszynski devenu duc de Lorraine. Auteur du chateau de Malgrange et de l'église de Bon Secours à Nancy (1738-1741°. Son chef d'ouevre est constitué de lensemble urbain des 3 places de Nancy (Stanislas - de la Carriére - Royale) baties entre 1752 et 1757, reliées harmonieusement entre elles, décorées toutes les trois de façades d’hôtels et de palais, d’arcs de triomphe et de groupes sculptés, dus aux meilleurs artistes lorrains, Guibal et Cifflé. Cet ensemble, complété par les grilles forgées par Jean Lamour, avait le mérite, outre celui d’être un décor définitivement fixé dans la pierre, de doter la ville d’édifices publics adaptés à son développement.

Jean LAMOUR

Ferronnier lorrain, Jean Lamour travailla à Nancy sous la direction de l’architecte Héré à la chapelle du Bon-Secours (grilles), à la maison des Missions royales (rampe d’escalier et balcons) et surtout à la place Stanislas. Les deux grilles monumentales (1751-1755) qui ferment cette place sont le triomphe de la ferronnerie. Fortement rythmées par des pilastres, elles ont un caractère architecturé imposé par Héré. Mais à l’intérieur de ce cadre, Lamour joue librement, avec une technique parfaite, des éléments décoratifs du style Louis XV, feuilles d’acanthe, coquilles; la beauté de ces ornements est mise en valeur par la dorure qui les recouvre. Les piliers sont surmontés de vases de fleurs, au-dessus des entablements courent des rinceaux qui entourent le monogramme couronné de Stanislas Leszczynski. Ces grilles servirent d’autant plus de modèles à de nombreux ferronniers que Jean Lamour en fit graver les dessins dans son Recueil des ouvrages de serrurerie, en 1767.

Intellectuels

Alexander Gottlieb GAUMGARTEN (1714-1762)
Ces deux oeuvres les plus connues : Méditations philosophiques sur quelques sujets se rapportant à l'essence du poème et de la Métaphysique en 1735 et Aesthética en 1750

Denis DIDEROT (1759-1784)
Les salons (1759-1781) et l'Encyclopédie (1751-1765)

Emmanuel KANT (1724-1804)
Observations sur le sentiment du beau et du sublime (1764) et Critiques de la faculté de juger (1790)

Collectionneurs, amateurs et mécénes

Anne-Claude-Philippe comte de Caylus (1692-1765)
Ange-Laurent de la Live de Jully (1725-1779)
Benoit XIV pape de 1740 à 1758
Clément XIV pape de 1769 à 1774

Italie

Rome s'efface peu à peu au profit d'autres centres artistiques comme Naples et Venise. L'Italie reste la destination de toute l'Europe cultivée; c'est une étape essentielle du "Grand tour" des aristocrates et des "dilettanti". C'est aussi le séjour obligé des artistes (Académie de France à Rome depuis 1668). Importance de la musique, des théatres, du commerce des antiques.

Le territoire italien reste trés morcelé politiquement, c'est une des causes de la variété et du dynamisme des centres de création artistique.

Rome : foyer centripéte de l'art,
Turin et la gloire de Juvarra,
Venise : capitale de la peinture,
Naples ; conservatoire de la grandeur baroque

Architectes

Filippo JUVARRA (1676-1736)

Juvara apprend le métier d'orfèvre tout en se préparant à la vie ecclésiastique. Il quitte la Sicile pour Rome, où il entreprend des études d’architecture et il s’occupe d’architecture théâtrale et de décors. Après 1714, Juvara complète le château de Messine en Sicile. Après un bref séjour à Rome, Juvara est nommé premier architecte du roi du Piémont (1714). C’est alors que débute la période la plus féconde de sa carrière : reconstruction du dôme de l’église Saint-Philippe, de Guarini; galerie pour la Veneria royale; façade de l’église Sainte-Christine; quartier militaire de la Porta Susa (1716) à Turin.

Il entreprend l’escalier et la façade du palais Madame (1718), puis le séminaire de Turin. Il donne aussi des dessins pour le château de Rivoli et l’église de Santa Croce à Turin. Juvara participe ensuite aux travaux du sanctuaire d’Oropa et du château de Chambéry. Il donnera, en Espagne, des projets pour la Granja et pour le château d’Aranjuez. Formé au goût baroque, Juvara possède l’art de faire s’interpénétrer les volumes pour obtenir des effets plastiques originaux. Dans ses dernières œuvres, il paraît avoir subi des influences qui l’orientent vers le style rococo.

- Basilique de la Superga à Turin (1717-31). Edifice votif dédié à la Vierge. L'édifice polychrome (blanc et beige orangé) dominé par un dôme imposant s'élève sur un promontoire, en plan centré et flanqué à l'arrière de bâtiments monastiques très mornes. Important portique en haut de l'escalier. Tours latérales repoussées vers l'arrière de l'édifice. C'est une parfaite synthèse des styles baroque et Renaissance.
- Palais Madame à Turin (17218-21). Cubique, à briques apparentes. Façade a 3 niveaux et corniche dominante. Parie centrale à pilastres au rez-de-chaussée et doubles colonnes aux étages. Décor assez travaillé.

Ferdinando FUGA (1699-1782)

Alessandro GALILEI (1691-1736)

Filippo RAGUZZANI (1680-1771)

Nicolas SALVI (1697-1751)

Francesco de SANCTIS (1639-1731)

Luigi VANVITELLI (1700-1773)

Peintres

Pompeo BATONI (1708-1787)

Marco BENEFIAL (1684-1764)

Giambattista CROSATO (1687-1758)

Antonion CANALETTO (1697-1768)

Corrado GIAQUINTO (1703-1766)

Luca GIORDANO (1634-1705)

Francesco GUARDI (1712-1793)

Francesco de MURA (1696-1782)

Gian Antonio PELLEGRINI (1675-1741)

Giovanni PAolo PANNINI (1691-1765)

Giambattista PIAZZETTA (1683-1754)

Sebastiano RICCI (1659-1734)

Francesco SOLIMENA (1657-1747)

Pierre SUBLEYRAS (1699-1749)

Giambattista TIEPOLO (1696-1770)

Joseph VERNET (1714-1789)

Sculpteurs

Nicolas SALVI (1697-1751)

Egalement architecte, Salvi fut éléve de Canevari avec lequel il effectua la décoration de la chapelle Saint Jean à Lisbonne. En 1732 il gagna le concours pour la réalisation de la fontaine de Trévi

Pietro BRACCI (1700-1773)

Réalisa de nombreuses oeuvres publiques et privées à Rme, comme le tombeau du pape Benoit XII ou les statues du monument funéraire de Maria Clementina Sobieski en 1722 pour Saint Pierre. Pour la fontain de Trévi il exécuta le Neptune et les tritons dans un style purement berninois dans le traitement des surfaces

Filippo Della VALLE (1697-1768)

Florentin formé à Rome dans le courant du baroque tardif. Il travailla également à la fontainede Trévi avec Bracci et Salvi sur les allégories de la santé et de la fécondité. Parmi ses autres oeuvres : Satue de la tempérance dans la chapelle Cprsini à Saint Jean de Latran, sculptures monumentales d'Innocent XII à saint Pierre (1746) ou l' annonciation à Saint Ignace (1750)

Camillo RUSCONI 1658-1728)

Eléve à Milan puis à Rome avec Ferrata, proche de l'Algarade et de Duquesnoy il se distingua par son aisance dans la réalisation du mdelé et de nombreux effets picturaux. Entre 1708 et 1712 il exécuta 4 des 12 statues d'apotres dans les nichesde la nef centrale de Saint Jean de Latran; et en 1720 le monument de Grégoire XIII pour Saint Pierre

Antonio CORRADINI (1668-1752)

Pierre LEGROS le jeune (1666-1719)

Francesco QUEIROLO (1704-1762)

Giuseppe SAMMARTINO (vers 1720-1793)

Michel-Ange SLODTZ (1705-1764)

Espagne

Pedro de RIBERA (1683-1742)

Ribera fut le grand architecte madrilène du XVIIIe siècle, par opposition aux architectes étrangers pratiquant à la cour un art international. La première réalisation de Ribera fut le parc de la Virgen del Puerto (1718), avec une chapelle où le marquis de Vadillo fut enterré. Ce petit édifice fort savant se recommande par un plan complexe et une présentation recherchée. D’autres créations de Ribera contribuèrent à faire naître un style madrilène d’architecture. Il s’agit du pont de Tolède sur le Manzanares (1719), d’un dessin très élaboré et orné des oratoires de San Isidro et de Santa María de la Cabeza, de la caserne des gardes du corps (1720) et surtout de l’hospice de San Fernando. Le cycle madrilène de l’artiste se décline avec deux églises demeurées inachevées, celle de Montserrat, pour les bénédictins (1720), et celle de San Cayetano. .

Portugal

Johann Friedrich LUDWIG dit Ludovice (1670-1752)

Allemand italianisé vivant au Portugal. Palais-couvent de Maffra

Cruz AMARANTE

Escalier des cinq sens

Pays Germaniques

Dominance italienne dans le religieux et française dans le civil

En Prusse régne l'élécteur Frédéric III devenu roi en 1701 sous le nom de Frédéric 1°, le "roi sergent" Frédéric-Guillaume 1° lui succède

Andreas SCHLÜTER (1660 env.-1714)

Cette architecte fut également un grand sculpteur : Voir la dscription dans le cours 2 qui suit.

En Bohéme l'implantation baroque est très forte; l'architecture a un rôle "missionnaire" dans ce pays catholique.

Famille DIENTZENHOFER

Les deux membres les plus importants sont Christoph (1655-1722) et son fils Kilian Ignaz (1689-1751). S’opposant au goût français, dont le propagateur en Bohême

Christoph Dientzenhofer (1655-1722) choisit de développer les idées issues de Guarini : plans reposant sur l’intersection de volumes ovales, piliers placés en diagonale, voûtements complexes. Ces principes sont mis en œuvre avec une maîtrise parfaite à Saint-Nicolas de Malá Strana, à Prague, dont il construit la nef . L’effet d’ondulation de la façade se propage le long du vaisseau principal; les piliers font saillie entre les chapelles comme des proues de bateaux. A Saint nicolas de la Kleinseite , dans la continuité des réalisations italiennes du 17° siécle, Christoph applique les principes de Borromini : Trois travées principales, latéraux abritant des chapelles à fenétres; la façade suit une ligne concave puis convexe. Richesse de décoration des fenétres et frontons.

À Saint-Nicolas de Malá Strana, Kilian Ignaz compléta l’œuvre de son père en ajoutant une coupole et un clocher dans les années 1740-1750. Il en résulte un effet quelque peu contradictoire, car Kilian Ignaz, loin de jouer sur la souplesse des incurvations, semble au contraire vouloir accuser la massivité des volumes qu’il encastre, pourrait-on dire, les uns dans les autres. Son église de Saint-Jean-Népomucène, dite Saint-Jean-sur-le-Rocher, à Prague, en 1730, présente des caractères analogues: la façade paraît s’incurver vers l’extérieur sous la pression des deux tours placées en diagonale qui la flanquent.

Et Johann DIENTZENHOFER (1663-1726) : Chateau de Pommersfelden (1718) au plan en U autour d'un jardin et dont le pavillon central condense toute la décoration

En Autriche Fischer von Erlach construit un château qui ambitionne d'égaler Versailles : Schonbrunn

Johann Bernhard Fischer von ERLACH (1656-1723)

C'est l’artiste qui a incarné la renaissance de l’art allemand. Aprés un long séjour en Italie, à Rome et à Naples, il rentre en Autriche où son activité se déploie entre Salzbourg, Vienne et Prague. Il parvient rapidement à la plus grande notoriété. Dans le domaine de l’architecture civile, son œuvre majeure consiste dans la construction de Schönbrunn vaste chateau dont la façade centrale est légèrement en ressaut et unifié par des corniches et encadrements.

Son projet, celui qui fut exécuté à partir de 1696, reprend les motifs du premier, mais à une échelle bien plus modeste. Les églises élevées par Fischer : Kollegienkirche de Salzbourg, ou Saint-Charles-Borromée à Vienne commandée par Charles VI au plan centré dont la façade comporte une tour flanquée qui rappelle étrangement la tour Trajan à Rome et dont les bas reliefs font référence aux vertus du roi. Il écrit en 1721 un livre intitulé "Développement historique de l'architecture"Il a largement contribué à modeler le visage de la Vienne baroque dont il demeure le symbole.

Johann Lukas Von HILDEBRANDT (1668-1745)

Hildebrandt naît à Gênes de parents allemand, séjourne à 1690 à Rome auprès de Carlo Fontana et s’installe à Vienne vers 1701. Les exemples rencontrés en Italie du Nord, semblent l’avoir beaucoup impressionné; et il apporte en Autriche une manière bien différente du grand style monumental de Fischer. Des palais qu’il a élevés : palais Schwarzenberg (1697) , palais Daun Kinsky (1713-1716), le plus célèbre est le Belvédère, composé de deux Belvédères : le Belvédère inférieur (1714) pavillon central avec une grande aile à l'influence française forte qui annonce le rocail et le Belvédère supérieur (1721). L’accent est mis dans les deux cas sur les surfaces; pas de pavillons décrochés, pas de courbes, seules les différences de hauteur marquent l’articulation des corps de bâtiment et le jeu des toitures aux formes mouvementées vient la souligner.L’effet est essentiellement décoratif avec une grande richesse sculptée des encadrements de fenétres et de leurs frontons, surtout aux étages supérieurs.

Dans la construction des églises, Hildebrandt jouer sur les arcs à la courbe complexe engendrés par la pénétration de volumes sphériques ou elliptiques comme dans l’église Saint-Laurent à Gabel . Ce goût des surfaces ondulantes et des enchevêtrements d’espaces est tout à l’opposé des claires définitions de volumes que recherche Fischer von Erlach. La savante élégance des édifices construits par Hildebrandt semble préluder aux réalisations de Neumann et constitue l’une des réussites les plus parfaites de l’esprit autrichien.

En Allemagne

Balthasar NEUMANN (1687-1753)

Neumann a séjourné en France où il côtoya Robert de Cotte. Il est en Italie en 1718. Il prend place parmi les plus grands architectes que l’Allemagne, et même l’Europe, aient produits. Né en Bohème, il séjourna en France ou il rencontre Robert de Cotte. En Italie en 1718. Il excella aussi bien dans les édifices militaires, civils ou religieux

- Travaux militaires et édifices civils : En 1729, il est chargé de la direction et de l’inspection de l’ensemble des activités d’architecture militaire, civile et religieuse dans les deux évêchés de Bamberg et Würzburg. En 1730, il participe à l’achèvement du château de Bruchsal (Rhénanie). Il insère au centre du bâtiment un extraordinaire escalier au plan elliptiqu couvert d'une voute d'un seul tenant; deux rampes, symétriques s’élèvent depuis le rez-de-chaussée, avec ses colonnes doriques à fût cannelé, jusqu’à l’étage; on se trouve alors dans un large espace aux fenêtres cintrées séparées par des pilastres composites. L’escalier de Würzburg est peut-être le plus étonnant témoignage que Neumann ait laissé de son habileté technique.

- Dans le domaine de l’architecture religieuse il conçoit l'église des Vierzehnheiligen et celle de Neresheim, puis vers 1730, il donne les plans et surveille la construction de l’église de Gössweinstein puis celle de Etwashausen (1741). L’effet de centralisation de l’espace est encore plus accusé dans l’église de Gaibach qui date des mêmes années ou Neumann expérimente l’idée des espaces elliptiques qui se pénètrent réciproquement; il procède de même à la chapelle de Würzburg

En 1742, il dépose son plan pour la reconstruction de l’église de pèlerinage dédiée aux quatorze saints intercesseurs, les «Vierzehnheiligen», située juste en face de Banz.. Extraordinairement lumineuse et claire, l’église forme une sorte d’écrin étincelant autour de l’autel central; le jeu combiné des différentes courbes donne au visiteur l’impression, à mesure qu’il se déplace, de circuler dans un espace aux frontières incertaines et aux articulations trompeuses. Au Käppele de Würzburg, construit pour le prince évêque Neumann a aménagé toute la pente d’une colline au moyen de terrasses et d’escaliers perdus dans la verdure.Mal connu en dehors de l’Allemagne, cet architecte est parmi les plus importants du XVIIIe siècle. Il se situe au point extrême de la tradition issue de Borromini et de Guarini.

Jakob PRANDTAUER (1660-1726)

Dans la génération d’architectes qui éclôt en Autriche à la fin du XVIIe siècle et vient affirmer la renaissance d’un art germanique, Jakob Prandtauer occupe une place aussi importante, par l’ampleur de ses réalisations comme par l’originalité de son talent, que Hildebrandt ou Fischer von Erlach. Il importe cependant de souligner une différence notable entre ces derniers et Prandtauer: alors que Fischer et Hildebrandt sont des architectes de cour, formés en Italie, au courant des dernières modes et au service d’une clientèle brillante (l’empereur ou les grandes familles de Vienne), Prandtauer, Tyrolien de naissance et éduqué comme maître maçon, reste toute sa vie au service des communautés religieuses de la province autrichienne. Aussi contrôlait-il personnellement, et avec le plus grand scrupule, l’exécution des édifices qu’il avait la charge de bâtir, et ses œuvres valent autant par la qualité du détail que par les mérites de l’invention. Le chef-d’œuvre de Prandtauer, et l’un des chefs-d’œuvre du baroque germanique, est l’abbaye de Melk, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Vienne, sur un piton rocheux dominant le Danube. La beauté naturelle du site est utilisée avec une habileté remarquable: la longue façade des bâtiments conventuels s’étend tout au long de l’éperon, terminée par l’église qui se dresse à l’extrémité, juste au-dessus du fleuve; les deux clochers à bulbes, la coupole et les statues forment une silhouette pittoresque qui se reflète dans l’eau et contraste avec l’allure sévère du reste de la construction. L’intérieur, savamment distribué, est rehaussé par une splendide fresque de Rottmayr qui couvre tout le plafond de la nef. Parmi les autres abbayes dont Prandtauer est l’auteur, il faut citer au moins Saint-Florian, tout près de Linz (début de la construction en 1706), et Dürnstein (commencée en 1717 et que mènera à bien son disciple Joseph Munggenast). Toutes témoignent du même mérite, avec cette saveur paysanne qui n’exclut pas les raffinements de composition et d’agencement et qui est le secret de Prandtauer.

En Pologne règne le roi Auguste II qui fait de Dresde sa capitale. C'est une période faste pour le pays

Matthaus Daniel PÖPPELMANN (1662-1736)

Saxon d’origine, Pöppelmann fit ses débuts sous la direction de Marcus Conrad Dietze; il travailla essentiellemnt en Saxe mais fit quelques voyages à Vienne, en Italie et à Paris. C’est lui qui mena à bien la reconstruction du château royal de Dresde; avec son système de cours bordées de galeries basses qui inspira visiblement Pöppelmann dans sa réalisation la plus fameuse, le Zwinger.

Cet étonnant bâtiment, qui a dû être reconstruit en très grande partie en 1945, est plutôt une enceinte conçue en vue de tournois et de défilés, qu’un palais proprement dit, avec une porte d'entrée monumentale à clocheton richement sculpté. En fait, les travaux, qui commencèrent en 1709 ne furent jamais menés à bien. Des galeries basses, percées d’arcades, dessinent une sorte de quadrilatère et relient des pavillons plus massifs et plus élevés; alors que les arcades sont sobrement traitées, les pavillons rappellent presque des pièces d’orfèvrerie: pilastres et colonnes doublés, parfois même triplés, toits à double pente ou en bulbes, frontons brisés, cartouches, pour ne pas parler de l’abondante décoration sculptée due à Permoser. Cet ensemble architectural illustre bien le souci de l'époque d'assurer un lien étroit, une harmonie complète entre l'architecture et la sculpture

On ne trouve nulle part ailleurs en Europe une architecture de fête ainsi conçue pour être permanente, et à cette échelle. Les pavillons du Zwinger ont un certain air de chinoiserie; on retrouve ce goût de l’exotisme oriental, beaucoup plus clairement affirmé, dans le palais dit «palais japonais» que Pöppelmann élève vers 1730. Meissen était alors la seule manufacture d’Europe à pouvoir concurrencer les porcelaines chinoises, et une arrière-pensée de propagande derrière ces conceptions architecturales serait sans peine décelable. Pöppelmann n’en a pas moins donné là quelques-unes des œuvres les plus singulières et les plus intéressantes du XVIIIe siècle allemand.

Suéde

Nicodemus TESSIN (1654-1728)

Russie

Pierre le Grand qui essaie de rivaliser avec Louis XIV appelle le français JB Le Blond à Petersbourg. Ce dernier participe à la construction du palais de Peterhof (1717-28) au bord du golfe de Finlande. Le château sur la hauteur domine les jardins aux imposantes fontaines, le pavillon central est très marqué avec des pavillons latéraux également très "présents"; des cadres de pierre animent les façades des pavillons centraux

Jean-Baptiste Alexandre Le BLOND (1679-1719)

Angleterre

John VANBRUGH (1644-1726)

Né à Londres mais de culture française, également sculpteur. Il construisit l'immense résidence de Castle Howard pour le comte de Carlisle, à l'architecture éclectique ou il réunit les éléments les plus disparates; le hall central est surmonté d'une coupole, coté jardins le pavillon central dominé par le dome est imposant. Le pilastre corinthien anime les façades cour et jardins.. Vanburg Castle et Blenheim palace commandé par la reine relèvent d'une conception semblable (1705). Cette résidence marque l'apogée du baroque anglais

Nicolas HAWKSMOOR (1661-1736)

Il construit l'église du Christ : Christchurch de 1714 à 1730 à la silhouette très dépouillée et dont la flèche gothique surmonte le portique romain.

Thomas ARCHER (1668-1743)

Construit l'église Saint John (1714-28) dont le portique à colonnes est flanqué de clochers

Arts décoratifs

France

André-Charles BOULLE (1642-1732)

Créateur, ébéniste, faiseur de marqueterie et dessinateur français d’ameublement né à Paris et fils d'un ébéniste, André-Charles Boulle donna son nom à une technique de placage des meubles par marqueterie d’écaille et de métal qui connut une grande célébrité dans toute l’Europe à la fin du XVIIe siècle et au XVIIIe. Il s'exerca également avec talent comme peintre. Plus tard, il deviendra décorateur et sculpteur sur bois à la manufacture des Gobelins, dont le directeur, Charles Le Brun, allait exercer une puissante influence sur lui. En 1664, Boulle prit un atelier près de Saint-Germain-des-Prés qu'ill conservera cet atelier jusqu’en 1676. Très demandé, il employa dans son atelier, durant un certain temps jusqu'à 36 aides, en plus de ses quatre fils.

Outre les commandes de la Couronne et des membres de la famille royale, les clients de Boulle furent, entre autres, le Grand Condé, le roi d’Espagne, les électeurs de Bavière et de Cologne, les ducs de Lorraine et de Savoie, ainsi que des financiers

Le type de marqueterie auquel Boulle donna son nom consiste en placages d’écaille de tortue ou de corne combinés à du métal (du laiton en général, mais parfois aussi de l’étain et du cuivre rouge), découpés en formes complexes, étalés sur du bois teinté en noir souvent lui-même incrusté de minces filets de laiton . Le dessin ou motif était alors collé sur la surface supérieure, comme guide du découpage avec une fine scie. On obtenait ainsi deux fois le même motif: en positif (première partie, avec une structure métallique sur fond d’écaille) et en négatif (contre-partie, avec une structure d’écaille sur fond de laiton) pour décorer des paires de bois de meubles.

En outre, l’effet sombre et riche était souvent accentué par l’addition de couleur appliquée au dos de la partie claire de l’écaille de tortue ou sur de la corne claire, ou encore par des incrustations de pierres semi-précieuses, de lapis-lazuli, etc. Le laiton était gravé, et l’application de montures décoratives, de bronze doré ou simplement trempé dans l’acide et laqué parachevait l’ensemble. Aucune de ces caractéristiques n’était l’invention personnelle de Boulle; elles étaient déjà apparues sur des meubles en marqueterie réalisés en à Florence, en Allemagne (spécialement à Augsbourg) et peut-être aussi en Flandre. Le mérite particulier de Boulle résidait dans la virtuosité technique et le goût exceptionnel avec lesquels il combina ces divers éléments.

Collectionneur d’art passionné , il connut, à cause de cette passion, d’incessantes difficultés financières et il ne fut sauvé de la banqueroute, en une occasion au moins, que par l’intervention personnelle du roi. Boulle ne limita point l’usage de la marqueterie aux meubles monumentaux (armoires , bureaux plats, cabinets, commodes, guéridons, coffrages de pendules, etc.), il l’appliqua également à des sièges et l’utilisa pour la décoration d’appartements. Un portrait qu’il réalisa dans cette technique a été considéré comme un autoportrait. Il fabriqua aussi des chandeliers, des appliques et d’autres luminaires décoratifs en bronze doré et réalisés parfois en cristal de roche.

L’Électeur de Bavière est connu pour avoir été client de Boulle durant son exil en France (entre 1704 et 1715), à qui il rendit à nouveau visite à son atelier en 1723. Un miroir, le revers plaqué d’une marqueterie Boulle d’une exceptionnelle beauté, conservé maintenant dans la collection Wallace (à Londres), est estimé œuvre de Boulle, ainsi qu’une commode plaquée de marqueterie géométrique (Louvre) et présentant des poignées a rosaces de cinq feuilles de chêne

Boulle fut, avec Cressent, sous le règne de Louis XV, et Riesener, sous celui de Louis XVI, l’un des trois grands créateurs du mobilier de l’Ancien Régime. Quatre de ses fils: Jean-Philippe (vers 1680-1744), PierreBenoît (vers 1683-1741), André-Charles II dit «Boulle de Séve» (1685-1745) et Charles-Joseph (1688-1745), continuèrent à réaliser des meubles Boulle après la mort de leur père, mais aucun d’eux ne l’égalera

L’ameublement Boulle devint à nouveau populaire sous Louis-Philippe et le second Empire.

Antoine-Robert GAUDREAUX (1680-1751)

La célébrité de Gaudreaux vient surtout d’avoir été, de 1726 à sa mort, ébéniste du Garde-Meuble de la Couronne. Quelques meubles conservés : la commode de la chambre à coucher de Louis XV à Versailles (1739),, le médaillier livré la même année pour le cabinet intérieur du même château sont des œuvres d’une rare qualité. Mais Gaudreaux n’en est pas le seul auteur.

Sculpture et Peinture du premier tiers du 18° siècle