Les Temps Modernes - Le 17° siècle

Sommaire cours Liste des artistes

L'art classique en France : Architecture

Quelques mots d'histoire

On divise le classicisme français en 2 époques :

- celle fortement influencées par l'Italie et concernant surtout l'architecture, s'étendrait de la fin du 16° siècle à la mort de Louis XIII, en 1643. Salomon de Brosse, architecte d'Henri IV et de Marie de Médicis, réalisateur du palais du Luxembourg, en serait le meilleur représentant.
- celle du classicisme ludovicien (correspondant au règne de Louis XIV (1661-1715)) qui marque l'apogée d'un style associé à l'affirmation de la monarchie absolue et qui concerne aussi bien la littérature que les architectures religieuse, civile et militaire, la sculpture, la peinture, et les arts décoratifs, ou l'art des jardins.

Le classicisme français se réfère aux œuvres gréco-romaines et se situe dans la filiation des grands créateurs et théoriciens de la Renaissance italienne (Brunelleschi, Alberti, Bramante, Raphaël, Vasari, Sansovino, Palladio, Vignole, etc.). Il est inséparable du mécénat monarchique qui, depuis François Ier, donne le ton du «grand goût» et génère un art officiel qui doit défendre le prestige du roi et du royaume. Clarté, harmonie, règles, ordre, mesure sont les mots d'ordre du classicisme français.

Les bâtiments classiques se doivent d'être en parfaite adéquation à leur fonction; lignes droites, recherche de symétrie et de rigueur géométrique, sobriété des surfaces et des plans les opposent aux constructions baroques soucieuses d'effet décoratif, tout en courbes et contre-courbes, pourvues de surcharges ornementales.

La sculpture classique privilégie les attitudes simples et élégantes, parfois d'une certaine solennité; elle refuse le mouvement, la sensualité et l'emphase du baroque.

La peinture choisit les sujets nobles; la composition et le dessin doivent primer sur la couleur, le concept sur la séduction des sens.

Les jardins, par leurs perspectives savantes de tapis verts, de parterres fleuris symboliques, de haies et d'arbustes taillés au cordeau, de bassins géométriques et de jeux d'eau, doivent démontrer la soumission de la nature disciplinée par l'homme.

Avant le règne personnel de Louis XIV, sous l'influence de la reine Anne d'Autriche et de son Premier ministre Mazarin, le royaume était ouvert à la sensibilité baroque. Les premiers maîtres reconnus du classicisme dans la sphère picturale sont : Nicolas Poussin et Claude Gelée, dit le Lorrain qui ont fait carrière à Rome, et Philippe de Champaigne. Les peintres Pierre Mignard, Charles Le Brun, Hyacinthe Rigaud, les sculpteurs François Girardon, les fréres Coustou et Antoine Coysevox, les architectes François Mansart, Louis Le Vau, Libéral Bruant, Claude Perrault, André Le Nôtre, Jules Hardouin-Mansart qui se disputent les faveurs du mécénat royal et font figure d'artistes officiels. Ils sont les maîtres d'œuvre des réalisations prestigieuses du régime : colonnade du Louvre, bâtiments et église des Invalides, place des Victoires et place Louis-le-Grand (actuelle place Vendôme), arcs de triomphe des portes Saint-Denis et Saint-Martin, qui transforment le paysage urbain de Paris au moment même où le roi décide de transporter sa capitale à Versailles, œuvre phare et emblématique du classicisme, miroir et théâtre de la monarchie absolue, dont l'immense chantier occupera tout son règne.

Les constructions militaires de Vauban, telle la place forte de Neuf-Brisach, les nombreuses architectures civiles et religieuses réalisées dans les provinces attestent la richesse du patrimoine classique français du XVIIe siècle.

Architectures religieuse, civile et militaire

Les nouvelles églises françaises du 17° siécle sont intérieurement sobres et relativement monochromes. Les décors sculptés sont cantonnés dans des endroits particuliers. Souvent le transept est aussi haut que la nef. Par ailleurs, on réaménage des églises comme Notre Dame ou la cathédrale sainte Croix (Mansart). Parmi les nouvelles églises :

- St Etienne du Monts. Facade 1610-1622 plaquée sur structure traditionnelle (rosace gothique) classicisante
- Chapelle de la Trinité à Versailles 1615. Maniériste. Scènes peintes par Freminet, allégories entre les fenêtres du 1° étage
- St Paul-St Louis (1624). Elle rappelle le Gesù de Rome terminé en 1584 car les principales dispositions sont communes : vaisseau central large et haut, chapelles bordant la nef et communicantes, tribunes au dessus des chapelles, transept ne formant pas saillie, choeur terminé en abside, voûte en berceau à lunettes, coupole sur tambour à la croisée. La façade a 2 niveaux corinthiens , qui ressemble à St Gervais, est surmontée en son centre d'un dôme sur tambour bien italien. . L'intérieur est très orné d'influence italienne : peintures de Champaigne, Vouet et Vignon et sculptures de Pilon ...

Dans l'architecture civile importance croissante de l'urbanisme avec l'expansion de villes existantes (à Paris : le pont Neuf, la place Dauphine, la place des Vosges...) et la création de nouvelles villes comme Richelieu. La construction des chateaux change avec leur vocation autant tourné vers le faste que la protection militaire (Vauban). Ce ne sont plus les grands seigneurs qui construisent mais aussi des ministres, des officiers royaux et selon des régles qui font l'objet d'une littérature (Art de bien bâtir,...)

Jacques LE MERCIER (1585-1664)

Chapelle de la Sorbonne de LemercierIl commença sa carrière par un long séjour à Rome où il résida jusqu'en 1612. En Pavillon de l'horloge au Louvre1624, Louis XIII le chargea de diriger les nouveaux travaux d'agrandissement du Louvre.Il réalisa le pavillon de l'Horloge (1610-1620) ainsi que l'aile droite du Louvre.

Après 1626, sa carrière reposa essentiellement sur les commandes du cardinal de Richelieu : collège et église de la Sorbonne , Palais-Cardinal (aujourd'hui Palais-Royal), château (détruit en 1720) et façade de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Rueil (Hauts-de-Seine).

Richelieu lui confia en 1631 la responsabilité des travaux urbanistiques pour sa ville nouvelle de Richelieu (Indre-et-Loire), où il commença par reconstruire le château familial. Lemercier devint en 1638 premier architecte du roi.

- Chapelle de la Sorbonne (1635-42). Façade à grand fronton sur colonnes en avancées. Superposition des ordres corinthien et ionien; mais sur la cour Le Mercier propose une façade à portique corinthien. Avec ses 2 façades contrastées, couronnées par une grande coupole qui rappelle l'influence italienne, cette chapelle sert de mausolée à Richelieu. La nef et le choeur sont de dimensions semblables avec des arcs en plein cintre et des archivoltes sculptées,. C'est un compromis entre plan en croix latine et plan en croix grecque
- Doublement de la cour carrée du Louvre (aile sud ouest de Lescot) et pavillon de l'horloge .
- Palais Royal commandé par Richelieu (1630). Plusieurs fois remanié il ne reste de cette oeuvre de Lemercier que la galerie des Proues donnant sur l'arrière cour. L'ensemble s'organisait autour de 2 cours, la première sur rue, la seconde séparée des jardins par un mur percé d'arcades. La petite galerie (5 grandes scènes, disparues, de la vie du cardinal peintes sur la voûte) et la galerie des Illustres (25 tableaux de personnages illustres, dispersés au fil des ans) ont été décorées par Philippe de Champaigne et Simon Vouet

Salomon DE BROSSE (1571-1626)

Palais du Luxembourg de LemercierPetit fils du protestant Androuet du Cerceau, la promulgation de l'édit de Nantes permit à sa famille de s'installer à Paris.

Salomon de Brosse commença sa formation sur le chantier du château de Verneuil. La reine, Marie de Médicis, lui commanda en 1615 son palais du Luxembourg (bâti à coté de l'hotel de François de Luxembourg qui devient le petit Luxembourg) oeuvre fondatrice du classicisme. Son plan parait comme une synthèse entre ceux des 2 châteaux dessinés au même moment par de Brosse : Blérancourt à la sobre décoration et Coulommiers : plan en forme de quadrilatère autour d'une cour avec un corps de logis cantonné de 4 gros pavillons, 2 ailes de galerie en retour terminées par 2 autres pavillons sur rue, un corps de portique couvert en terrasse dominé au centre par un pavillon d'entrée couvert d'un dôme.

Les éléments architectoniques ne se différentient pas de ceux d'ordre ornemental. La construction est traitée dans son ensemble, comme une composition de volumes et non pas comme une juxtaposition de façades décorées. Utilisation de colonnes "baguées autour de la porte monumentale donnant sur les jardins. Les travaux s'achèvent, à la mort de Salomon sous la direction de Le Mercier

En 1618, il reçut deux importantes commandes publiques : la reconstruction de la grande salle du Parlement de Paris et l'édification du Parlement de Bretagne à Rennes. L'œuvre de Salomon de Brosse est aussi célèbre pour son travail sur l'emploi des ordres. La conception plastique de Salomon de Brosse prend toute son ampleur au château de Blérancourt (Aisne) qu'il acheva avant 1619 dans lequel l'édifice principal est centré sur un bloc unique, dont les angles sont marqués par quatre pavillons. Deux pavillons d'entrée, avant gardiste avec leurs fenêtres ultra modernes, pour l'époque encadrent un énorme porche.

A la frontière du baroque il participe à l'élaboration d'un premier classicisme français qui trouvera son aboutissement avec Mansart.

- St Gervais-St Protais. Façade de 1616. Dans la façade de l'église, on constate une superposition rigoureuse des trois ordres dits sévères (de bas en haut : dorique, ionique, corinthien), elle figure dans toutes les anthologies de l'architecture classique française, la difficulté consistant à rattacher cette façade classique à la nef encore gothique. Observer le fronton triangulaire au dessus de la porte centrale. Chapelle d'axe avec des voûtes à nervures pendantes se rejoignant en couronne: le choeur est cantonné de 2 tourelles d'escalier à vis d'une extraordinaire stéréotomie, elles distribuent la tribune

- Château de Coulommiers à la sobre décoration
- Hameau de Blérancourt (1612-18)

François MANSART (1598-1666)

Mansart, une des principales figures du classicisme français, fit son apprentissage à Paris et commença sa carrière en restructurant plusieurs châteaux et hôtels particuliers. Pendant cette première période, on lui confia également quelques constructions, dont il subsiste aujourd'hui le château de Balleroy (v. 1626, Calvados) et l'église Notre-Dame-de-la-Visitation (1632-1633 ). Ces édifices s'inscrivent dans la tradition de la Renaissance française marquée par l'œuvre de Philibert Delorme.

François Mansart devient architecte du roi en 1636 et il oeuvre alors pour une riche clientèle (L'hôtel qu'il construisit pour le secrétaire d'État de La Vrillière en 1635 (actuelle Banque de France) devint le modèle des hôtels parisiens de l'aristocratie pendant tout le siècle) et pour des institutions religieuses (église de la Visitation à Paris, conçue sur plan centré, 1632-1634). Dans le Val de Loire, il conduisit, au même moment, les agrandissements du château de Blois pour le compte du frère du roi, Gaston d'Orléans. Le corps de logis constitue une pièce unique de l'histoire de l'architecture. On y trouve les toits écrêtés, une marque distinctive de la main de Mansart (mais on ne peut le considérer comme l'inventeur de ce type d'aménagement des combles).

Le château de Maisons-Laffitte, dont on pense que la construction s'étala entre 1642 et 1650, fournit la meilleure synthèse de la conception mansardienne de l'architecture. C'est aussi celui qui a subi le moins de modifications et dont le décor intérieur fut en partie préservé. L'accès au château réservait une succession de surprises au visiteur : l'obligation de contourner les deux pavillons d'accès, séparés par un fossé plutôt que par un portail, l'effet produit par la façade peinte du côté des écuries, etc. Par contre le logis présente un plan traditionnel : massé, il n'est flanqué que de deux courts avant-corps prolongés par des terrasses qui peuvent suggérer l'inachèvement volontaire de véritables ailes formant une cour intérieure. À l'intérieur, le vestibule central constitue la pièce la plus représentative. La voûte au profil surbaissé démontre la capacité à associer une conception architecturale de l'espace à la dextérité du sculpteur tailleur de pierres.

- Eglise du couvent des Feuillants (1623). Deux obélisques cantonnent les niveaux supérieurs. Noter l'avant gardisme de la grande baie qui remplace la rosace
- Eglise de l'ordre mendiant religieux des Minimes (1611) aujourd'hui détruite, elle se trouvait place des Vosges
- Oratoire de la visitation Sainte Marie. Le dôme, dont la coupole intérieure est très sculptée, est cerné de 7 chapelles ovales
Val de grace de F. Mansart- Eglise de Val de Grace . Elle lui fut commandée en 1645 par Anne d'Autriche. La façade simplifiée a 2 ordres superposés est précédé d'un portique soutenu par un jeu de grosses colonnes en référence à l'antique,de belles volutes se répètent le long des arcs boutants. Le dôme est riche de sculptures multiples il est constitué dune coupole intérieure en pierre et d'une charpente extérieure supportant un lanternon en son sommet . Au dessus de l'autel central et du groupe de la nativité un baldaquin comme à St Pierre de Rome composé de 6 grosses colonnes torses composites de marbre noir veiné de blanc. Toute l'église est pavée de marbres de couleurs

A cause de son caractère difficile Mansart est évincé au profit de Le Mercier qui se contente d'agrandir la chapelle du saint sacrement. Cette église, terminée par Leduc et Pierre Le Muet (dessins du couvent), a eu de multiples fonctions : Hopital, église, couvent.

- Eglise St Anne de Guerino/Guerini. N'a pas été terminée pour des raisons économiques. Style pré-rococco.
- Château de Palleroy (1626)
- Aile Gaston d'Orléans à Blois (1635) ou Mansart utilise l'alternance colonnes/pilastres. Péristyle courbe en partie basse.

Jules-Hardouin MANSART (1646-1708)

Petit-neveu et élève de François Mansart, Hardouin-Mansart se forma également auprès de Libéral Bruant. Il réalisa le château de Val (1674) puis le château de Clagny (1675) avant de devenir premier architecte de Louis XIV en 1681 et surintendant des Bâtiments royaux en 1689. Il fut chargé de l'achèvement du château de Versailles; ou il conçut la façade donnant sur les jardins, la galerie des Glaces (1684), les grandes ailes Nord et Sud (1689), les Grandes Écuries et la chapelle royale. Il fut également à l'origine de l'Orangerie (1686) et du Grand Trianon (1687).

Chateau de Dampierre de Hardouin MansartSon style gracieux s'appuyant en grande partie sur l'œuvre de son oncle et de Louis Le Vau lui permit de devenir la figure principale de l'architecture classique de la fin du XVIIe siècle. Hardouin-Mansart, qui travailla également en province (St Germain, Dampierre, Marly, St Cloud, St Cyr...), est l'auteur de nombreuses réalisations : hôtels particuliers, châteaux, églises, bâtiments municipaux et places publiques, dont la place des Victoires (1687) et la place Vendôme (1699) à Paris.

Son chef-d'œuvre fut sans doute Saint Louis des Invalides de Hardouin Mansartle dôme doré a deux tambours superposés et composé d'une double coupole de l'église des Invalides à Paris (1676-1706), monument combinant des caractéristiques classiques et baroques avec un plan en croix grecque; et qui s'inscrit dans l'hopital militaire. Le lanternon qui surplombe l'ensemble est de forme pyramidale. L'intérieur de l'église est très lumineux

- Notre Dame de Versailles (1684-86). Ultra classique, sobre et rigoureux. Façade monumentale d'ordres dorique et ionique superposés

- Chapelle du château de Versailles. Intérieur aux proportions gothiques, décor somptueux (marbres, bas reliefs et peintures de Coypel et Delafosse). Grandes sculptures oeuvres de Lemoine, Cambon...Le très beau pavement de marbres de couleurs forme des dessins géométriques

 

Louis LE VAU (1612-1670)

Salon ovale de Vaux le VicomteL'un des principaux acteurs du classicisme français. Au début de sa carrière, il réalisa de nombreux hôtels particuliers à Paris, notamment sur des commandes de membres du Parlement.

Institude France/Collége des 4 nationsPour l'hôtel Lambert (commencé en 1640, rue Saint-Louis-en-L'Île), il réalisa une intéressante mise en scène de l'escalier et de la galerie. Pour la façade, il employa les ordres classiques. Grand escalier original dans une cage ouverte formant portique ; une courte volée conduit a un repos d'où partent 2 volées droites vers les niveaux supérieurs. Grand appartement bas dont le cabinet est peint par Le Sueur et un grand appartement haut dont le vestibule est peint par Le Brun et la chambre des muses par Le Sueur

Dans le château de Vaux-le-Vicomte , qu'il construisit pour le surintendant des finances Nicolas Fouquet à partir de 1656, il opta pour un plan massé à doubles pavillons latéraux et un avant-corps central en arrondi. Il orienta le jardin en axe par rapport au logis. A ce château travaillèrent les grands architectes et artistes qui participèrent ensuite à la construction de Versailles (Le Notre, Le Vaux, Lebrun, Puget). Surabondance de peintures et de sculptures dans les chambres; magnifique salon ovale coiffé d'une coupole avec de très grandes baies vitrées

Vers 1660, il Vaux-le-Vicomteréalisa le plan du collège des Quatre-Nations (Institut de France) dont l'hémicycle devait répondre, par-delà la Seine, à une nouvelle cour du Louvre, dite cour Carrée, dont on lui avait confié le projet à l'époque. L'Institut abrite aujourd'hui 5 académies : l'Académie française, l'Académie des inscriptions et belles-lettres, l'Académie des sciences, l'Académie des beaux-arts et l'Académie des sciences morales et politiques. En façade sur la Seine apparaît la chapelle au plan centré dominant les 2 ailes en quart de cercle (celui de droite n'est qu'une façade sans épaisseur) terminées par un pavillon carré. A la mort de Le Vau son élève Francois 2 d'Orbay termine les travaux .

En 1661, Le Vau entra au service du roi. À Versailles, il fut chargé de doubler la surface habitable du château de Louis XIII et de réaliser une enveloppe classique pour modifier l'aspect du château vieux. Cependant, Le Vau avait commencé une réalisation bien plus ambitieuse, qui fut abandonnée en cours de réalisation.
Avec la collaboration de Le Brun, il projeta le célèbre escalier des Ambassadeurs. Ce chantier marqua la première étape des travaux de Louis XIV pour la nouvelle résidence royale.

- Projet de façade du Louvre face à St Germain l'Auxerroix qui sera finalement exécuté par Perrault dans un style pur classique avec un haut stylobate donnant toute sa majesté à l'édifice, supportant une rangée de colonnes 2 à 2 accolées.

Versailles

Vue générale de VersaillesLouis XIII fit construire un pavillon de chasse en 1624, remanié en 1632 par Philibert Le Roy. Ce pavillon devint le centre du château actuel, dont les premiers travaux furent ordonnés par Louis XIV en 1661 qui, échaudée par la fronde, décide d'abandonner le Louvre pour construire en dehors de Paris un palais lui permettant de régner loin de toute menace. Les grandes ailes nord et sud furent ajoutées dans les années 1680.

Les architectes furent Louis Le Vau (1661-1670), François d'Orbay (1670-1677) et Jules Hardouin-Mansart. Ce dernier fit construire notamment la galerie des Glaces (1678-1684) dont le décor de Le Brun, représente les victoires de Louis 14 et non plus des allégories (goût pour la "publicité" du roi), l'escalier des Cent-Marches ou Grands Degrés (1686), la colonnade (1689-1698).

La décoration fut confiée à Charles Le Brun . Les jardins furent dessinés par André Le Nôtre et le sculpteur Girardon; inaugurés en 1664 ils mettent "en scène" la vie du roi et de sa cour. Ils furent agrémentés en 1672 du Grand Canal, en 1685 de l'Orangerie, en 1687 du Grand Trianon de marbre.

Sous le règne de Louis XV, Jacques Ange Gabriel fit construire la salle de l'Opéra (1753-1770) et le Petit Trianon (1762-1768).

Baroque italien Sculpture en France