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Chronologie terrestre

La Terre a 4,2 milliards d'années. Un découpage large caractérise la période qui s'étend depuis cette création jusqu'au début de l'ére primaire en -800 millions :
 
Archéen : - 4,2 à -2,7 milliards
Protérozoique : -2,7milliards à -800 millions

Entre la fin du Protérozoique et l' ére primaire une période de 200 millions d'années correspond à l'explosion de la vie avec
l'apparition d'encaryotes pluricellulaires, le noyau des cellules et l'apparition du sexe

On distingue ensuite 4 Eres (-800 millions à nos jours) :
 
Ere primaire  ou Paléozoique -800 millions à 240 millions
Ere secondaire ou Mésozoique : -240 à -65 millions
Ere tertiaire ou Cenozoique : -65 à -3 millions
Ere quaternaire. Comme les 3 éres précédentes elle se découpe en :
Pleistocéne : - 3 millions à - 8.000
Pas de découpage plus fin de - 3 millions à -500.000
Paléolithique inférieur (-500.000 à -100.000)  qui se découpe lui-même en :
Abbevillien : -500.000 à -300.000. Climat méditerranéen. Rhinocéros, arbre de Judée, buis, sycomore
Acheuléen : -300.000 à -100.000 Climat froid. Mammouth et ours. Les hommes sont prédateurs et vient de la chasse à main nue, de la cueillette et de la pêche. Ils domestiquent le feu et certains animaux.
Paléolithique moyen ( -100.000 à -35.000)  qui se découpe en :
Micoquien -100.000 à -70.000
Moustérien -70.000 à -32.000 L'homme de Néanderthal commence à affiner des outils
Paléolithique supérieur ou Chatelperronien ( -35.000 à -11.000)  qui se découpe en :
Chatelperronien -35000 à 30.000. Fabrication d'outils
Aurignacien -32.000 à -25.000 Premiéres gravures sur galets et os. Débuts de l'art.
Gravéttien -25.000 à -21.000 Création de stauettes fémiines, de pointes de flêches.
Solutréen -21.000 à -19.000 . Sculpture
Magdalénien -19.000 à -11.000 Climat froid. Rennes, bisons et mammouths. L'homme vit de cueillette et fabrique des harpons.
Mésolithique  -11.000 à -8.000
Les dates ci-dessous sont des moyennnes sachant que les régions du proche-orient sont toujours les premiéres à rassembler les critéres définissant le passage d'une période à la suivante
Holocéne -8.000 à nos jours

Néolithique  -8.000 à  -3.000 C'est l'époque de la plus grande révolution de l'histoire de l'humanité. L'homme se sédentarise en créant des huttes en bois parfois sur pilotis, cultive le sol et domestique les animaux, ce qui va entrainer la production de tissage, de poteries façonnées à la main vers -6300 et l'apparition d'une forme rudimentaire d'architecture à partir de -4300 (peinture pariétale). La notion de village apparait (Catal-Huyuk et Jéricho). De prédateur l'homme devient producteur.
Mégalithique (ou Néoilithique final) -5.000 à -1.000 Erection de dolmens, cairns (tumulus rectangulaire avec couloirs et chambres funéraires) et menhirs. Sépultures
Chalcolithique -2.500 à -750 C'est l'age du bronze qui se découpe en :

Ancien (2500 à 1500) Les protocelts s'instalent au sud de l'Allemagne et à l'est de la France.
Moyen (1800 à 1200) Les protoceltes s'établissent au centre et à l'ouest de la Gaule
Final (1200 à 750). Les protoceltes sont installés dans toute la Gaule

Age du fer   -800 à 10 ap JC

1° age du fer ou Hallstatt de -800 à -480. Invasions gauoises en Gaule du sud et en Italie du nord.
2° age du fer ou La Téne Poussée des germains en Allemagne du sud et de l'ouest. Invasion des celtes dans les Balkans. Invasions des belges dans le nord de la Gaule. Invasions celtiques en Italie du nord.. En 122 les romains conquiérent le sud de la Gaule.

Chronologie humaine

La vie est apparue sur Terre voici environ 800 millions d'années mais pour ce qui reléve des hominidés c'est voici 25 millions d'années que des rameaux se sont développés . Les Singes d'une part l'homme d'autre part

Homo Habilis est apparu en -2,5 millions mais peut-être plus tôt vers - 4 millions
Homo Erectus vers -1,5 millions
Pithécantrope  vers -700.000
Homo Sapiens  vers -100.000
Néanderthal  vers -70.000
Cro-magnon  vers -30.000

Il est impératif de prendre conscience que se découpage chronolgique est quelque peu schématique car certains humanoïdes survivaient alors que d'autres apparaissaient.  puisqu'il faut tenir compte de la géographie et des climats favorisant ou non l'apparition et la disparition de telle catégorie.
 

Chronologie des dynasties Chinoises

Néolithique  (-5000 à -2000)
Période de Yangshao
Période de Longshan
Historique

Dynastie des Xia                     2000-1800 av JC
Dynastie  des Shang               1800-1100 av JC
Dynastie des Zhou de l'ouest  1100 à 771 av JC
Dynastie des Zhou de l'est      770 à 221 av JC
- Printemps et Automne 770-476
- Royaumes combattants 475-221

Empires et royaumes :

Dynastie des Qin                     221 à 206 av JC (L'empereur SHIHUANGDI (259-210) fonde l'empire en -221.
Dynastie des Han :
- Han de l'ouest        206 à 8 ap JC

- Usurpation des Xin (Wang Mang)   8 à 23
- Han de l'est            25 à 220
Période des Trois royaumes (Sanguo)            220 à 265
Dynastie des Jin de l'ouest          265 à 420

La Chine est divisée entre  Nord et  Sud     420 à 581

16  royaumes                304 à 439
Dynasties du Nord        386 à 534   puis   534 à 581
6 dynasties du Sud       317 à 420   puis  420 à 589
Dynastie des Sui                       581 à 618
Dynastie des Tang                    618 à 907

La Chine est de nouveau divisée entre Nord et Sud jusqu'en 1279

Période des 5 dynasties du Nord   907 à 979
Dynastie des Song du Nord        960 à 1127
Dynastie des Song du Sud          1127 à 1279
Dynastie des Liao 907 à 1125

Dynastie des Jin 1125-1134
Dynastie mongole des Yuan       1280 à 1368
Dynastie des Ming                    1368 à 1644  :

Hongwu 1368-1398
Jianwen 1399-1402
Yongle 1403-1424
Hongxi 1425
Xuande 1426-1434
Zhengtong 1436-1449
Jingtai 1450-1456
Tianshun 1457-1464
Chenghua 1465-1487
Hongzhi 1488-1505
Zhengde 1506-1521
Jiajing 1522-1566
Longqing 1567-1572
Wanli 1573-1619
Taichang 1620
Tianqi 1621-1627
Chongzhen 1628-1644

Dynastie des Qing            1644 à 1911

Shunzhi 1644-1661
Kangxi 1662-1722
Yongzheng 1723-1735
Qianlong 1736-1795
Jiaqing 1796-1820
Daoguang 1821-1850
Xianfeng 1851-1861
Tongzhi 1862-1874
Guangxu 1875-1908
Xuantong 1908-1911

République de Chine                  1911 à 1949
République populaire de Chine    depuis 1949

Epoques japonaise

Epoque préhistorique
Civilisation Jomon           -8.000 à -300
Civilisation Yapoi            -300   à  300
Civilisation des tertres anciens   4° à fin du 7° siécle.  Le boudhisme introduit au début du 6° siécle devient religion officielle vers 587 .
Japon ancien
Epoue Asuka                      538 à 645
Epoque de Hakubo              645 à 710
Epoque de Nara                  710 à 794    Capitale créée à Nara sur le modéle de la captale chinoise Chang'an
Ere Tempyo                       729 à 749
Epoque de Heian                 794 à 1185 qui se divise en :
Période Konin-Jogan   794 à 894
Période Fujiwara         894 à 1185
Japon médieval
Epoque de Kamakura          1185 à 1333
Epoque de Nambokucho     1333 à 1392
Epoque de Muromachi        1392 à 1573
Ancien régime
Epoque de Momoyama        1573 à 1603
Epoque de Edo                   1603 à 1868

Boudhisme

Voir Chine 2

Situle : vase en bronze de la période allant du VIe siècle avant J.-C. jusqu'au IVe siècle a. J.-C. dont les décorations sont remarquables (Europe centrale et Italie du Nord)
Torque :  collier de métal de nombreux peuples de l'Antiquité (au féminin) rouleau de fil de fer
Oppidum : construction fortifiée située sur des hauteurs. Pluriel: Oppida
Fibule :  agrafe antique servant à retenir un vêtement
  Vers Index

Titulature des pharaons

Voir le document titulature

Chronologie dynastie egyptienne

Voir le document  trés détaillé dynasties egyptiennes    complété par le document sur la basse époque et les Lagides
 

Types de sculpture : Rondes-bosses et reliefs

Le type d’une sculpture se définit d’abord selon sa localisation : selon qu’elle est intégrée ou non à un ensemble plus vaste, en général de caractère architectural, elle sera qualifiée de sculpture monumentale ou de sculpture indépendante.
Il peut aussi se définir en fonction d’un critère intrinsèque : La frontière entre ronde-bosse et relief est très imprécise dans le cas des reliefs à très forte saillie où l’on se trouve presque en présence de figures en ronde bosse placées devant un fond (tympans gothiques du XIIIe siècle).

Dans le domaine des rondes-bosses le classement est  délicat. En effet, les 3 types généralement définis de rondes-bosses : la statue , le groupe  et le buste , se réfèrent tous non à des critères objectifs, mais à l’interprétation d’un certain type de sujet nécessairement conçu en référence à l’humain et à l’animal vus selon les concepts de l’art occidental classique. Ce classement ne rend pas compte de différences fondamentales, notamment en ce qui concerne la notion de groupe, et ne peut s’appliquer à aucune composition décorative ou abstraite. Dans le ronde-bosse il n'est pas toujours possible de "faire le tour" de l'oeuvre (Ex: si elle est dans une niche); par ailleurs la partie postérieure peut-être inachevée voire inexistente.

Dans le domaine du relief, l’importance relative des éléments en saillie par rapport au fond sert de base au classement : relief gravé  (respect du plan originel simplement parcouru de sillons), relief méplat  (deux niveaux seulement: plan originel et fond), relief aplati  (ensemble de saillies faibles et peu différenciées), bas-relief  (saillies faibles ne correspondant qu’au quart du volume réel de l’objet représenté), demi-relief  (saillies correspondant à la moitié du volume réel) et haut-relief  (les saillies sont suffisantes pour que les objets représentés soient presque totalement dégagés du fond).
Il arrive que dans un même relief tous ces types soient associés afin d’introduire par le jeu des différents plans une notion d’espace, les premiers plans étant en haut relief et les éléments lointains simplement gravés. On qualifie parfois ces reliefs de picturaux .

Le fond du relief est lui aussi traité de façon à modifier l’aspect général de l’œuvre. Il peut être relié par une surface courbe au plan originel du relief dont une zone plus ou moins large conservée autour de la composition conserve le témoignage (relief à fond de cuve : stèles gallo-romaines). Il peut être partiellement ou totalement éliminé (relief à claire voie : plaquettes d’ivoire, panneaux de bois). Il peut être rapporté; chaque élément en saillie étant travaillé à part et plaqué ensuite sur un fond (relief d’applique ), le plus souvent d’aspect différent (bronze sur marbre; marbre blanc sur marbre noir; or sur lapis-lazuli). Tous ces types de reliefs sont inscriptibles dans des surfaces de formes variées. S’il s’agit de formes imposées par la fonction architecturale, le relief prend le nom de l’élément architectural auquel il est incorporé. S’il s’agit d’une sculpture indépendante, on le qualifie de panneau , plaque  ou plaquette  selon sa taille; de médaillon  s’il est de forme circulaire ou apparentée. Le nom de médaille  est théoriquement réservé à un petit objet circulaire orné de reliefs sur les deux faces.
 

Pour toutes ces représentations, on précise d’ailleurs de façon globale le format de l’œuvre par des indications relatives aux dimensions: colossales (plus grand que la taille réelle), nature, petite nature, demi-nature...

Ordres de l'architecture

Les deux grands ordres grecs qui, dès l’origine, existent concurremment à partir du 7° siécle av JC, sont :

le dorique caractérisé par une colonne assez épaisse, striée de 20 cannelures verticales, reposant directement sur une plate-bande continue (stylobate) et supportant un chapiteau très simple formé d’une échine que domine un tailloir carré. Celui-ci supporte à son tour une poutre pétrifiée, l’architrave, elle-même surmontée d’une frise formée de l’alternance de triglyphes et de métopes. Le triglyphe est un bloc sur lequel se détachent en relief trois baguettes verticales; la métope est le panneau de remplissage entre deux triglyphes. Au-dessus de la frise est la corniche, et l’ensemble de ces trois éléments constitue l’entablement qui sert de point d’appui à la charpente d’un toit à double versant

le ionique caractérisé par une colonne, plus grêle et striée de cannelures en nombre variable mais généralement au nombre de 24, reposant sur une base formée d’une pile de disques et aboutissant à un chapiteau qui s’étale en volutes. L’architrave est faite de 2 ou 3 plates-bandes qui se surplombent en légère saillie; elle est surmontée d’un bandeau continu qui tient lieu de frise.

Le décor occupe dans l’un et l’autre ordre une place importante. Il est réparti dans le fronton, c’est-à-dire l’espace triangulaire formé par les deux versants du toit au-dessus de la façade, et dans les frises.
Si la frise est dorique, ce sont les métopes qui le reçoivent, dans leur cadre étroit qui limite nécessairement l’ampleur de l’image. La frise ionique tolère au contraire, l’allongement sur toute la surface du bandeau d’une scène dont la composition risque de manquer de rigueur. Et c’est là l’une des différences essentielles entre le dorisme, laconique et précis, et le bavardage charmant mais un peu lent de l’ionisme.

Il est trés important de noter que ces 2 ordres ne se résument pas au style des colonnes, même si elles résument le mieux celui-ci. Ces ordres régissent également l'agencement des lieux et les proportions des éléments (piéces, colonnes, chapiteaux, ..) constituant le monument auxquels ils s'appliquent (bien que le ionique soit nettement moins normatif) . Ex: La hauteur d'une colonne dorique est généralement égale a 12 fois son diamétre.....

Le temple constitue le banc d’essai de toutes les innovations: tant que le portique n’aura pas pris lui aussi quelque ampleur (fin VIe s.), il constitue l’unique édifice à caractère monumental. C’est donc au temple qu’il revient de manifester la polarité entre esprit dorien et esprit ionien qui anime toute la civilisation grecque durant l’archaïsme et la période classique (VIe-IVe s. av. J.-C.).

Vers le 4° siécle l'ordre ionique plus souple et plus inventif a tendance à se généraliser. Chez les romains c'est la variante corinthienne de l'ordre ionique qui prévaudra.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

L’ordre dorique (7° au 4° siécles av JC)

Ordre grec par excellence. Sa création s'est faite à tâtons durant le VIIe siècle dans le nord-est du Péloponnèse et l’île de Naxos qui semble avoir joué un rôle prépondérant dans la création de la grande plastique en marbre. C’est à Argos et à Corinthe qu'il s’est élaboré,  les traits principaux se trouvent déjà vers 630 dans le temple de Thermos, en Acarnanie, une région du nord-ouest de la Grèce soumise à l’influence de Corinthe.
Il s'est étendu à l' Italie du sud et à la Sicile

Le rythme de la colonnade commande celui de la frise où alternent les plaques, lisses ou sculptées des métopes et les triglyphes à rainures verticales: l’axe d’un triglyphe sur deux correspond généralement à celui d’une colonne, le triglyphe intermédiaire occupant le milieu de l’entraxe  (distance entre les axes de deux colonnes).
En un siècle, un réseau de proportions et de règles est défini qui laisse peu de place à l’initiative de l’architecte. Aussi l’apogée de l’ordre dorique est-il bref: dès le début du IVe siècle, faute de pouvoir dépasser le rigoureux équilibre qu’il a atteint, le dorique se fige et ne produira plus que des bâtiments guindés et sans vigueur: la création architecturale s’est portée ailleurs, irréversiblement.
 
 
 

L’ordre ionique et ses variantes: l’éolique et le corinthien

Origine dans les grandes cités des iles de Samos et Rhodes et de la côte Turque qui leur font face, sa gestation pourrait être quasi contemporaine de celle de l’ordre dorique. À l’Artémision d’Éphèse, un petit temple du milieu du VIIIe siècle, est l’ancêtre direct des grands temples ioniques postérieurs; au temple d’Athéna de Smyrne apparait, dès la fin du VIIe siècle, des colonnes cannelées en pierre et des chapiteaux ornés d’un décor de feuilles.

L’ordre ionique par contraste avec l’ordre dorique est beaucoup moins précisément codifié que ce dernier – et aussi beaucoup moins bien connu: l’architecture ionique a connu des vicissitudes qui ont entravé son développement et gravement compromis la conservation de ses vestiges.
La colonne , qui repose sur une base dont la mouluration est très variable, est plus svelte que la colonne dorique. Le nombre des cannelures, qui ont une arête plate, peut varier de 16 au portique des Athéniens à Delphes à 48 au temple d’Artémis à Éphèse Mais c’est surtout par son chapiteau  que l’ordre ionique affirme son originalité: à la rigueur épurée du chapiteau   dorique il oppose la souplesse de ses volutes latérales, dont les spirales reliées par un élément horizontal débordent largement du gorgerin  plus ou moins décoré qui le relie au fût.

Existence au VIe siècle en Éolide (côte nord-ouest de l’Asie Mineure) et à Lesbos d’une variante, dite éolique,

Le chapiteau ionique à volutes horizontales avait l’inconvénient de n’être pas identique sur toutes ses faces, ce qui posait un problème aux colonnes d’angle, où il se présentait aussi de profil. C’est là sans doute la raison, qui explique le succès du chapiteau corinthien , dont le premier exemple connu se trouve au temple d’Apollon de Bassae-Phigalie (fin du Ve s.).

Le mélange des genres

Ionique et Dorique ont des origine différentes mais ont vu le jour l'un et l'autre au 7° siécle. Il est donc normal de rencontrer à partir du 4° siécle, des monuments qui associent ces 2 ordres dans l'architecture civile et funéraire : Parthénon ou  la tombe de Lefcadia  (avec un étage ionique, moins haut et plus léger que le rez de chaussée dorique). Il s'agit bien d'un rappprochement et non d'un mélange car les caractéristiques des 2 ordres ne sont pas mélangés.
 
 

Techniques de la cire perdue et du moulage


Cire perdue sur positif

Le modéle en matériau réfractére est recouvert de cire modelé à la main puis une chappe monobloc également réfractaire est surajoutée. La cire est fondue et le métal liquide remplit l'espace laissé ainsi libre, les gazs s'échappant par les évents prévues à cet effet. La chappe aprés refroidissement est brisée pour récupérer l'objet.

Cire perdue sur négatif

On fabrique un modéle en platre ou terre, puis un moule réfractaire,  à l'intérieur duquel on appose l'empreinte du modéle. La cire est ensuite appliquée sur cette empreinte. Puis le noyau réfractaire est versé à l'intérieur du moule. Par échauffement la cire fond et l'on peut alors verser le métal liquide  dans l'espace rendu libre entre moule et noyau. Aptés refroidissement on récupére l'objet mais aussi le moule. Le modéle intial est également réutilisable.

Lorsqu'une piéce a reproduire a une forme complexe ou si elle est volumineuse, on fabriquera autant de moules que nécessaires à la fabrication de chacune des piéces, les épreuves obtenues se reconnaissent car des traces de "couture" subsistent qui correspondentt aux divisions du moule. Elles seront ensuite ébarbées.
 

Agora

Situé a un carrefour important du réseau urbain, l'agora matérialise la cité grecque. Mais si l’agora et le forum naissent d’une nécessité commune, ils évoluent séparément selon l’histoire des civilisations auxquelles ils appartiennent, pour de nouveau retrouver des analogies et s’influencer mutuellement à l’époque dite hellénistique — et davantage encore à partir de la conquête romaine dans le bassin oriental de la Méditerranée.
Signe essentiel de l’hellénisme, l’agora se rencontre dans tout le monde grec. La composition, l’orientation des divers monuments de cette place démontrent que, dès la seconde moitié du ~ 7e s, les Grecs organisaient déjà l’agora selon les principes qui seront appliqués pendant des siècles; prise dans le réseau urbain elle constitue le cœur naturel de la cité. L’espace qu’elle occupe a été réservé aux édifices essentiels. Défini par des portiques au nord et à l’est, il n’en reste pas moins largement ouvert et permet un libre accès aux temples. Malgré le propylon, il n’y a pas de coupure entre le réseau environnant et l’agora.
Durant toute sa formation monumentale, c’est-à-dire jusqu’au ~ 4e siècle, l’agora grecque conservera cette caractéristique primordiale : poumon de la cité, elle n’est jamais fermée, étouffée, privée d’échanges avec le reste de la ville. Sur la place se déroulent les principales activités de la vie publique; ses fonctions sont multiples et évoluent avec les siècles. Elle incarne parfaitement la formation de la polis : à l’origine simple lieu d’assemblée à caractère principalement militaire, elle s’enrichit d’importantes fonctions judiciaires et religieuses bien mises en valeur par Hésiode et Eschyle.
L’agora, qui au départ pouvait n’être qu’une simple esplanade, va ainsi accueillir tout les grands monuments de la cité
 

Forum

Place publique de Rome et des villes romaines. Comme la ville grecque, et à la différence des villes orientales, la ville italique possède en son centre une place où les citoyens se réunissent pour traiter d’affaires politiques ou économiques. À Rome, cette place s’établit dès le ~ 7e siècle au nord du Palatin.
Comme l’agora grecque, le forum italique n’a, à l’origine, aucune structure architecturale; c’est simplement une place dallée délimitée par les rues du centre urbain, autour de laquelle se groupent d’abord des édifices religieux et des boutiques. Sous l’influence grecque s’y ajoutent des portiques. Au début du ~ IIIe siècle apparaît la basilique, qui va devenir un édifice caractéristique du forum.
Du point de vue religieux, le forum est le cœur de la communauté avec, à Rome, le temple de Vesta, qui est à la cité ce que le foyer est à la famille. Des portes sacrées en protègent les accès.
Progressivement, l’architecture des forums tend à se régulariser. On arrive à une formule proche de celle de l’agora ionienne, c’est-à-dire à une place fermée aux côtés rectilignes et bordée de portiques. ( Pompéi), Vitruve explique cette disposition par l’habitude d’y donner des combats de gladiateurs.
Une phase essentielle dans l’évolution du forum est la création du forum impérial par Jules César. Celui-ci installe, une place fermée en forme de rectangle allongé enfermant le temple de Venus Genitrix, ancêtre mythique de sa famille.
En Gaule, on construit même, en pleine campagne, des forums à l’usage des paysans. En Afrique, le forum sanctuaire s’oppose au forum civil dont l’exemple le plus caractéristique se rencontre à Timgad.
 

Basilique

Dans la Gréce antique, l'agora (place publique) est bordée de galeries couvertes qui, par leur doublement en profondeur, deviennnent des portiques (stoa en grec).
Le terme basilique, invention de l'architecture civile, provient de l'amalgame du sens général de stoa (espace couvert), et de la notion de siége d'une autorité , basileios en grec.

Chez les romains, la basilique civile s'inspire des portiques grecs mais introduit l'abside et la charpente à entrait (suite de triangles fait de 3 piéces de bois assemblés comme dans nos maisons modernes)
En devenant le siége et le symbole du pouvoir municipal à l'origine, puis religieux ensuite, la basilique cesse d'être une simple annexe du forum. Un processus de fermeture et de mounumentalisation se développe. A l'origine, servant à abriter les spectateurs et tournée vers le forum, donc vers l'extérieur; c'est peu à peu vers la salle centrale, puis vers le choeur; que la foule se tourne, donc vers l'intérieur.
Le transept  qui apparait assez tot souignera l'appropriation chrétienne de la basilique, en lui donnant une forme de croix alors que sa fonction initiale est avant tout architecturale.

Les premiéres basiliques apparaissent à la fin du ~3 siécle, elles pourront avoir 2 niveaux et plus sous le régne d' Auguste.
Les basiliques religieuses connues sont celles de Constantin, de St Pierre de Rome, de Leptis Magna en Syrie ....
 


 
 

Tesselle

Petits morceaux de pierre, de verre, etc. avec lesquels on fait les mosaïques
 

Appareil

En architecture, modalité d'assemblage de liaison et de mise en valeur des matériaux de la construction. Il est un des éléments du cacactére de l'édifice dont il souligne les structures et souvent la fonction

La céramique

Cette présentation est orientée sur la céramique islamique mais l'essentiel s'applique à toutes les origines de cette expression fondamentale des civilisations anciennes
 

Création de la forme

La pâte argileuse est toujours mélangée à d'autres éléments :
argile cuite pour la céramique argileuse
quart broyé (silice) et fritte de verre pilée pour la céramique siliceuse

Elle est travaillée au tour, rarement moulée, alors que les pièces rapportées, comme les anses ou motifs ornementaux, sont le plus souvent moulés. Sa couleur va du presque blanc au rouge. Cette matière est travaillée afin de lui donner la forme de la pièce souhaitée

Création du décor

Sur la forme, l'artiste appliquera son décor selon une suite de traitements, un procédé, qui définiront les caractéristiques de l'oeuvre (origine, datation ....)